Rennes Métropole veut tester le loyer unique dans ses logements sociaux

LOGEMENT L'objectif est de gommer les inégalités d'accès au logement...

Camille Allain

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La député-maire de Rennes Nathalie Appéré, ici en mars 2016, lors de la visite de la ministre du logement Emmanuelle Cosse.
La député-maire de Rennes Nathalie Appéré, ici en mars 2016, lors de la visite de la ministre du logement Emmanuelle Cosse. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Un loyer identique que l’on soit au Blosne, au Thabor ou dans une commune rurale de l’agglomération. Pour tenter de réduire les inégalités d’accès au logement, Rennes Métropole envisage d’imposer un loyer unique pour tous ses logements sociaux. Un loyer qui sera fixé selon le type de logement, peu importe son ancienneté et sa localisation.

« Aujourd’hui, la quittance est fixée selon l’année de construction. Il peut y avoir 50 euros de différence pour un bien équivalent, selon le lieu où il se trouve. Pour un ménage fragile, ça peut compter », explique le vice-président en charge de l’habitat Honoré Puil.

A terme, 50.000 logements concernés

Pour tester sa nouvelle organisation, la métropole entend profiter du projet de loi « égalité et citoyenneté ». L’un des amendements, proposé entre autres par la députée-maire de Rennes Nathalie Appéré, permet l’expérimentation de dispositifs innovant au niveau local. « Il faudra du temps pour la mettre en place car cela ne concernera au départ que les constructions neuves », poursuit Honoré Puil.

Avec ce nouveau système, la métropole espère apporter « plus de mixité », et que les familles les plus modestes « ne soient pas contraintes d’aller dans les quartiers populaires pour des raisons financières ». A terme, cela concernera près de 50.000 logements sociaux dans la métropole.

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L’annonce de cette mesure avait fait réagir certains élus, et notamment ceux du Front de gauche qui craignaient « qu’unifier les loyers sur tous les logements de même type nuise à l’occupation des logements anciens, si ceux-ci n’offrent pas les mêmes critères de confort ». La mesure devrait être appliquée d’ici la fin de l’année.