Rennes: Le mur antibruit servira de QG aux artisans d'art

URBANISME Huit cellules seront à louer au printemps...

Camille Allain

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Vue du futur mur antibruit qui sera construit près des Ateliers du Vent.
Vue du futur mur antibruit qui sera construit près des Ateliers du Vent. — Lebunetel / Artefacto

L’idée peut paraître toute bête, mais encore fallait-il y penser. Forcée de construire un mur antibruit pour protéger les habitants des nuisances sonores de la voie ferrée, la ville de Rennes a décidé d’inventer le concept de « mur habité ». Dans l’imposante cloison qui sera érigée derrière les Ateliers du Vent, huit cellules seront aménagées afin d’accueillir des artisans d’art.

Un loyer à 150 euros maximum

Le projet, mené avec le cabinet d’architectes Lebunetel, aboutira au printemps prochain au cœur de la ZAC Bernard Duval, où les immeubles ont poussé comme des champignons ces dernières années. « Nous avions la nécessité de construire un mur pour cacher la voie ferrée et limiter le bruit. Nous avons voulu faire de cette contrainte une nouvelle possibilité d’aménagement », explique Sébastien Sémeril, adjoint à l’urbanisme. De 80 décibels, le bruit du train devrait ainsi tomber à moins de 50 après la construction du mur.

Vue du futur mur antibruit qui sera construit près des Ateliers du Vent.
Vue du futur mur antibruit qui sera construit près des Ateliers du Vent. - Lebunetel / Artefacto

Face à la forte demande des créateurs d’art, la ville a décidé de lancer un appel à candidature. Tous les artisans d’art du Grand Ouest pourront bientôt déposer un dossier jusqu’au 18 novembre et espérer décrocher l’une des huit cellules de 20 m² proposées à moins de 150 euros par mois. « Nous cherchons à avoir une diversité des profils. Notre idée, c’est d’offrir un local à des gens qui ont un savoir-faire et qui veulent se lancer. Il y en a beaucoup qui font ça dans leur garage », détaille Benoit Careil, adjoint en charge de la culture.

Le prix a doublé

Le fameux mur de près de quatre mètres de hauteur devrait être érigé au printemps. Une promenade de cinquante mètres de long permettra aux habitants d’en profiter. Le projet est estimé à 1,2 million d’euros. « Le mur antibruit tout seul coûtait déjà 600.000 euros. Nous avons préféré l’embellir », conclut Sébastien Sémeril.