La salle de la Cité a été occupée par des opposants à la loi Travail en mai.
La salle de la Cité a été occupée par des opposants à la loi Travail en mai. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

CULTURE

Rennes: La salle de la Cité fermée, le festival Maintenant contraint de déménager

Le festival des cultures électroniques va devoir s’installer au théâtre du Vieux Saint-Etienne…

Programmé du 7 au 16 octobre, le festival Maintenant ne pourra pas établir son QG salle de la Cité. Occupée pendant plusieurs semaines par des opposants à la loi Travail au mois de mai avant d’être évacuée par les forces de l’ordre, la salle de concerts n’a toujours pas été remise en état par la ville. Le festival de cultures électroniques prendra donc ses quartiers au théâtre du Vieux Saint-Etienne, tout près de là. Plusieurs événements qui devaient se tenir à la Cité y seront déplacés.

Les performances prévues au théâtre du Vieux Saint-Etienne pendant la durée du festival migreront quant à elles vers l’Hôtel Pasteur. On ignore pour l’heure si les événements programmés à la Cité dans le cadre des Trans Musicales début décembre pourront s’y tenir et quand la salle pourra rouvrir ses portes.

Sud Solidaires refuse de payer la facture

Avant d'accueillir de nouveau du public, la salle de la Cité va devoir faire l’objet de travaux de réhabilitation, afin notamment de « remplacer le matériel volé ou dégradé » pendant l’occupation des lieux. « Afin de garantir la protection de cet équipement public contre d’éventuelles intrusions, la salle n’a pas été rouverte et les travaux n’ont pas encore démarré », justifie la municipalité, qui a engagé un bras de fer dans ce dossier avec Sud Solidaires.

>> A lire aussi : Rennes: La ville réclame 46.000 euros pour l’occupation de la salle de la Cité

Fin juin, la ville a adressé une facture de plus de 46.000 euros au syndicat qui s’était porté garant pour l’occupation de la salle de la Cité. « Nous contestons cette facture et les dégradations. A notre arrivée sur place, la salle de la Cité était déjà bien dégradée », indique le syndicat, qui a prévu de porter l’affaire devant le tribunal administratif.