Ligue 1: Avec le Stade Rennais, l'ascenseur émotionnel ne tombe jamais en panne

FOOTBALL Étrillés chez le promu dijonnais (3-0), les Rouge et Noir sont décidément capables du meilleur comme du pire...

Jeremy Goujon

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Ramy Bensebaini (à genoux) et les Rennais ont sombré à Dijon.
Ramy Bensebaini (à genoux) et les Rennais ont sombré à Dijon. — J. Pachoux / AFP

« On retrouve notre bon vieux Stade Rennais qui nous rend euphoriques sur un match, mais qui va nous décevoir par la suite. » Comme on pouvait le lire samedi soir sur une page communautaire dédiée au club, le SRFC « aime » faire faire des tours de montagnes russes à ses supporters.

Après la claque reçue à Dijon (3-0), top 5 du mouvement up and down rouge et noir, saison par saison depuis 2012.

  • 1) Rennes-Évian TG (0-1), 24 novembre 2012

Comment s’imaginer que les hommes de Frédéric Antonetti puissent se prendre les pieds dans le tapis, une semaine après avoir surpris le PSG au Parc des Princes (1-2), à neuf contre onze ? C’est pourtant ce qu’il se produit face au relégable haut-savoyard, victorieux grâce à l’attaquant tunisien Zouhaier Dhaouadi, auteur ce soir-là de son unique but en Ligue 1. Il en fallait finalement peu pour casser « l’acte fondateur » décrit par Antonetti et Julien Féret, à la suite du succès dans la capitale…

  • 2) PSG-Rennes (1-2), 7 mai 2014

Nous aurions pu citer la défaite chez le dernier de la classe, l’AC Ajaccio (3-1, 8 février 2014), laquelle suivait immédiatement une probante victoire contre Lyon (2-0). Ou bien le 0-2 infligé au feu Stade de la route de Lorient par l’En Avant de Guingamp, six jours seulement après un derby autrement plus réussi à Nantes (triomphe 0-3). Mais ce nouveau succès à Paris reflète encore mieux l’expression « Être capable du meilleur comme du pire », complétée de la mention « dans un intervalle de temps restreint ». Le 3 mai, un Stade Rennais inoffensif voyait en effet l’EAG remporter tranquillement sa deuxième Coupe de France…

  • 3) Dijon-Rennes (3-0), 24 septembre 2016

Certes, l’OM rencontré et battu au Roazhon Park (3-2), trois jours auparavant, n’avait rien d’un foudre de guerre. Mais comme le déclarait le buteur décisif Adrien Hunou, Marseille reste un adversaire « mythique », et le happy end proposé avait de quoi faire rêver les fans. Le retour sur terre en Bourgogne n’en fut que plus brutal et incompréhensible. « On avait l’impression qu’on jouait face au Barça », a réagi Christian Gourcuff. Un Barça 19e au coup d’envoi, donc…

  • 4) Troyes-Rennes (2-4), 16 janvier 2016

Parce que les Rouge et Noir savent aussi alterner le laid et le beau dans un seul et même match, les voilà menés 2-0 au bout d’un quart d’heure par la lanterne (bien) rouge du championnat (huit nuls et douze défaites en 20 journées pour les Troyens). Deux penaltys de Fallou Diagne et un petit festival d’Ousmane Dembélé plus tard, les Bretons rentrent aux vestiaires avec un but d’avance (2-3). Si Kamil Grosicki se charge de soigner le goal-average, les vieux démons ressurgissent illico presto. Le 19 janvier, le SRFC se fait ainsi sortir de la Coupe de France par... Bourg-Péronnas (Ligue 2).

>> A lire aussi : Ligue 1: «Tous les Bretons voudraient voir le Stade Rennais à un meilleur niveau», assure Georges Cadiou

  • 5) Rennes-Montpellier (0-4), 6 décembre 2014

Invaincu depuis plus de deux mois, toutes compétitions confondues, le Stade Rennais (alors 5e de L1) vient d’empocher une 7e victoire en neuf matchs sur le terrain de Nice (1-2, 3 décembre). Avec un calendrier plus qu’abordable, les espoirs de podium d’ici la trêve sont légitimes. Sauf que les joueurs de Philippe Montanier sombrent inexplicablement dans les grandes largeurs face à ceux de Rolland Courbis. Le début d’une longue période de disette, puisqu’ils devront attendre la fin février 2015 pour regagner en championnat. Le tout pour finir loin de la C1 (9es).