Algues vertes: Une plainte déposée après la mort d’un joggeur

JUSTICE Des associations environnementales attaquent le préfet de la région Bretagne et celui des Côtes d’Armor…

J.G. avec AFP

— 

Un employé communal enlève des algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d'Armor, en 2008
Un employé communal enlève des algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d'Armor, en 2008 — Fred Tanneau AFP

Nouvel épisode dans l’affaire du joggeur mort dans la vase à Hillion (Côtes d’Armor) il y a quinze jours. Ce vendredi, deux associations environnementales, Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor, ont déposé plainte avec constitution de partie civile contre le préfet de la région Bretagne et celui des Côtes d’Armor.

>> A lire aussi : Algues vertes: Des associations s’interrogent après la mort d’un joggeur

« C’est tout à fait délibérément" que les préfets de Bretagne et des Côtes-d’Armor "ont mis en danger la vie (…) de tous les usagers du littoral », accusent-elles dans un courrier.

Le corps de la victime va être exhumé

Après avoir, dans un premier temps, écarté l’éventuelle responsabilité des algues vertes dans le décès d’un joggeur, le parquet de Saint-Brieuc a ordonné jeudi l’exhumation du corps de cet homme de 50 ans, familier des lieux, retrouvé face contre terre sur les bords de l’estuaire de la rivière, le 8 septembre. La mort du coureur à pied s’est produite dans un secteur où 36 sangliers avaient péri à l’été 2011.

>> A lire aussi : Algues vertes: Le corps du joggeur décédé sera exhumé

Un rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait alors mis en avant de fortes présomptions quant à la responsabilité des émissions d’hydrogène sulfuré provenant des algues en décomposition dans ces morts successives. De son côté, l’association Eau et Rivières de Bretagne a demandé vendredi au gouvernement de saisir l’Anses pour mener des recherches complémentaires après le décès du joggeur.