Stade Rennais: «C’est difficile de rester concentré en ayant Benoît Costil à ses côtés»

FOOTBALL Les Rouge et Noir ont posé ce lundi à la Piverdière pour la photo officielle du club...

Jeremy Goujon
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Joueurs, staff et dirigeants rennais à l'écoute des consignes de Sébastien Guéguen (chemise blanche), directeur de la communication au SRFC.
Joueurs, staff et dirigeants rennais à l'écoute des consignes de Sébastien Guéguen (chemise blanche), directeur de la communication au SRFC. — J. Goujon / C Sport / 20 Minutes

Comment réussir sa photo officielle quand on est un club de Ligue 1 ? Tel fut le « défi » relevé ce lundi par le Stade Rennais, qui, une fois n’est pas coutume, n’a pas utilisé le Roazhon Park pour son traditionnel shooting

  • Changement de décor

Joueurs, staff, dirigeants, partenaires et salariés du SRFC étaient en effet conviés à prendre la pose sur l’un des terrains d’entraînements de la Piverdière. Un cadre à la Clairefontaine qu’affectionne particulièrement l’entraîneur Christian Gourcuff, comme nous l’a révélé Sébastien Guéguen. Chargé en amont du « plan de table » (voir ci-dessous), le directeur de la communication du club rouge et noir a endossé le rôle de maître de cérémonie, donnant çà et là les consignes adéquates.

Le « plan de table » imaginé par Sébastien Guéguen.
Le « plan de table » imaginé par Sébastien Guéguen. - J. Goujon / C Sport / 20 Minutes

« C’est un exercice périlleux, parce qu’il faut notamment composer avec la taille de chacun. De plus, les joueurs ne sont pas toujours à l’heure, sont toujours pressés de repartir, et quand ils voient la photo, ils ne se trouvent jamais assez beaux », déclare Guéguen, rompu à ce rituel de début de saison. « Je dois en être à ma 15e photo officielle. Aujourd’hui, je sais que ça doit se passer en 50 minutes maximum, photos individuelles comprises. On essaye surtout de resserrer le timing de la photo collective, pour avoir le plus de sourires possible en même temps. »

  • Costil en cancre de la classe

Des sourires, et surtout pas de fous rires. Le Mozambicain Edson Mexer a failli en être victime, perturbé par un Benoît Costil d’humeur badine. Autre élève dissipé, Paul-Georges Ntep, qui s’est ému (en se marrant) de ne pas se trouver à proximité du président René Ruello, contrairement aux deux années précédentes.

« C’est un moment récréatif pour les joueurs, assure Sébastien Guéguen. Un peu comme dans une classe, il est toujours de bon ton de faire rire les autres. Ça fait partie du jeu. » Tout près de Costil et Mexer, l’un des nouveaux venus, le défenseur algérien Ramy Bensebaini (ex-Montpellier), a dû s’employer pour garder son sérieux. « C’est difficile de rester concentré en ayant Benoît à ses côtés. Il est toujours comme ça, il aime bien rigoler. » Le seul, finalement, à tirer la tronche, fut Kamil Grosicki, visiblement pas encore remis de son transfert avorté à Burnley

  • Ouvre les yeux

« Je ne les compte pas, ça va me vieillir. » En habitué des photos officielles du Stade Rennais (il en a saisi une quinzaine), Philippe Renault, photographe à Ouest-France, estime que tout se joue dans le regard. « Que les joueurs sourient au même moment, c’est du bonus. Le plus dur, c’est qu’ils aient tous les yeux ouverts sur la même photo. Ils sont une trentaine, et il y en a toujours un qui a les yeux fermés. Ça, c’est un vrai casse-tête ! Avec un peu de chance, on a donc seulement deux ou trois clichés parfaits, sur cinquante prises… »

  • Pas qu’un one-shot

Sponsor principal du SRFC, le groupe bretillien Samsic était représenté par son PDG, Christian Roulleau, de retour pour la séance après quelques années d’absence. Selon l’homme d’affaires, l’intérêt dudit protocole est tout trouvé. « Ça nous permet de les mettre [les posters] dans tous les établissements où nous sommes ancrés en Europe, pour bien montrer qu’on est sponsor d’une équipe, et qu’on ne s’est pas engagés pour une seule année [Samsic est partenaire depuis 2004]. Ça, il faut constamment le rappeler pour que ça entre dans la tête des gens, et que ça nous serve vraiment de support pour faire connaître la marque. »

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Côté sportif, Roulleau témoigne de sa confiance envers les Rouge et Noir. « Cette année, il y a l’air d’avoir une belle équipe, avec un bel entraîneur. J’espère que ça apportera de la joie aux Rennais. »

  • Tous les acteurs du club concernés

Désormais traité telle une entreprise comme une autre, le club de foot profite de sa photo officielle pour mettre à l’honneur ses salariés - autres que les joueurs. C’est le cas par exemple de Marie-Laure, treize ans d’ancienneté au Stade Rennais en tant qu’assistante commerciale. Pour celle qui est également responsable du réceptif VIP les soirs de match, l’instant est synonyme de convivialité. « C’est sympa d’être associé tous les ans à l’équipe. Ça montre l’unité et la cohésion de tous, et je trouve que ces aspects-là sont de plus en plus marqués. »

Malgré sa luxation à l'épaule droite, le milieu de terrain Clément Chantôme, ici en discussion avec Mikaël Silvestre, était présent ce lundi à la Piverdière.
Malgré sa luxation à l'épaule droite, le milieu de terrain Clément Chantôme, ici en discussion avec Mikaël Silvestre, était présent ce lundi à la Piverdière. - J. Goujon / C Sport / 20 Minutes

Et Marie-Laure de nous expliquer les raisons de la délocalisation évoquée en introduction. « On s’est rendu compte que la photo était à chaque fois retouchée. On avait beau la faire au stade, elle était toujours modifiée. On s’est donc dit : "Faisons ça à la Piverdière". Au vert, on est bien ! » À noter que le poster 2016-2017 sera décliné en deux versions : la « brut », avec la verdure en question, et la « Roazhon Park », après ajout de l’enceinte en fond d’image.