Manifestations contre la loi Travail: Les commerçants de Rennes croisent les doigts «pour que ça ne recommence pas»

LOI TRAVAIL Une aide de l'Etat a été annoncée mardi...

C.A.
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Des manifestants face aux policiers rue Jean-Jaurès à Rennes, le 28 avril 2016 lors d'une manifestation contre la loi El Khomri.
Des manifestants face aux policiers rue Jean-Jaurès à Rennes, le 28 avril 2016 lors d'une manifestation contre la loi El Khomri. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Mardi, le préfet de Bretagne Christophe Mirmand  censée pallier aux baisses de chiffre d’affaires des commerçants de Rennes touchés par les manifestations. Si la somme de 600.000 euros paraît conséquente, elle sera divisée, chaque commerçant   A Nantes, les commerçants ont pour l’heure  .

« J’ai perdu plus de la moitié »

Saluée par la maire et le Carré Rennais, l’annonce reçoit un accueil plus mitigé chez les commerçants. « Je vais me renseigner, déposer un dossier. Depuis quatre mois j’ai perdu plus de la moitié de mon chiffre d’affaires. Il y a des journées à zéro où l’on n’a même pas pu ouvrir », regrette Adama, qui tient une boutique de chaussures.

Déjà fragilisées, les trésoreries ne pourront pas supporter de nouveau coup dur, à en croire les professionnels, qui croisent les doigts pour que « ça ne recommence pas ». « La lacrymo, , je n’en peux plus », assure un commerçant, à une semaine d’une nouvelle manifestation contre  , prévue le 15 septembre.

Une campagne de pub à l’automne

Les commerçants s’inquiètent surtout de la baisse d’attractivité du centre-ville, symbolisée . « D’habitude, je fais 5.000 euros le premier jour. Cette année, j’ai fait à peine 500 », assure la responsable d’une boutique de prêt-à-porter. La municipalité a mené plusieurs actions et débloqué 300.000 euros  . « Une importante opération de communication aura lieu à l’automne », assure la maire Nathalie Appéré.


Souvent pointés du doigt, les syndicats ne nient pas les difficultés rencontrées, tout en nuançant les propos des commerçants. « Les études montrent que les centres-villes souffrent déjà de la concurrence des centres commerciaux de périphérie. Mais nous ferons tout pour que les prochains rassemblements se déroulent sereinement », assure un responsable syndical rennais.