Ligue 2: Du jeu, des buts, des points... Quand l'effet Jean-Marc Furlan se fait sentir à Brest

FOOTBALL L'ancien entraîneur de Troyes a métamorphosé le club breton, leader de son championnat...

Jeremy Goujon

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L'entraîneur du Stade Brestois Jean-Marc Furlan.
L'entraîneur du Stade Brestois Jean-Marc Furlan. — É. Pol / Sipa

Nouveau président (Denis Le Saint), nouveau directeur sportif (le néo-retraité Grégory Lorenzi), nouvel entraîneur (Jean-Marc Furlan), nouvelle pelouse… En termes de reconstruction, le Stade Brestois n’a pas fait les choses à moitié à l’intersaison.

Premiers, et avec la manière

Le chantier n’a cependant pas apeuré le coach girondin, successeur d’Alex Dupont sur le banc finistérien. « C’est plutôt excitant », avouait même Furlan fin août, malgré « l’impression de commencer avec une page blanche ».

L’apôtre du beau jeu, étiqueté « expert de la montée » en raison de ses trois accessions en Ligue 1 avec Troyes (2005, 2012, 2015), a dû passer de douces nuits le mois dernier, considérant l’excellente entame de son équipe, leader et meilleure attaque de Ligue 2 (dix buts) au bout de cinq journées. « Un entraîneur dort bien et est heureux quand il gagne des matchs, et quand il construit un groupe efficace et agréable à regarder, parce que le foot est un spectacle », définit ainsi Jean-Marc Furlan.

Du coq à l’âne

Auparavant sevrés de show, les habitués de Francis-Le Blé sont les premiers bénéficiaires de la métamorphose.

« Avec Dupont, le discours était du genre : "Protégeons d’abord le point du nul, et tant mieux si on gagne". Du coup, on n’assistait pas à des rencontres très emballantes. Avec Furlan, on note du changement dans le jeu. L’équipe ne reste plus derrière et se procure davantage d’occasions », se félicite Benoît, président du groupe de supporters l’Hermine 29, à deux jours de la réception de Clermont (vendredi, 20 h).

Garder les pieds sur terre

Fabien, serveur au « Penalty », bar situé en face du stade, corrobore ces propos. « On sent de l’enthousiasme chez les gens, vu que l’équipe est plus portée sur l’attaque. Ils étaient avides de beau jeu. Et puis, ils ont aussi confiance en les nouveaux dirigeants. »

L’embellie brestoise, symbolisée par l’efficacité de Neal Maupay (quatre réalisations), sacré meilleur joueur du mois d’août en L2, demande toutefois confirmation. « Certains parlent déjà de L1, mais il ne faut pas s’enflammer, reprend Benoît. La saison dernière me reste encore en travers de la gorge. Je préfère donc attendre la fin octobre pour commencer à croire en la remontée. »