Rennes: Les deux universités attirent toujours plus d’étudiants

UNIVERSITE Les effectifs ont grimpé de 20% en cinq ans…

Camille Allain
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Le campus Beaulieu de l'université Rennes 1, ici le 2 septembre 2016.
Le campus Beaulieu de l'université Rennes 1, ici le 2 septembre 2016. — C. Allain / 20 Minutes

On a souvent enterré les universités françaises, arguant qu’elles ne préparaient pas les étudiants au marché du travail. Un peu plus de dix ans après la mise en place de la réforme LMD (licence, master, doctorat), certaines d’entre elles continuent de voir leurs effectifs progresser.

A Rennes, les deux facs  ont ainsi vu le nombre d’étudiants grimper de 20 % en cinq ans. « Bien sûr, il y a un effet démographique. Il y a de plus en plus d’élèves qui sortent des lycées de la région. Mais il y a aussi une vraie bonne offre de formations », analyse Olivier David.

Plus de 55.000 élèves en tout

Pour cette nouvelle rentrée, le président de Rennes 2 voit déferler 24.000 étudiants, quand son homologue de Rennes 1 accueille 29.600 élèves. « Il y a une vraie attractivité des sites rennais, y compris pour des filières spécifiques », embraye David Alis, président de Rennes 1. En philosophie, les effectifs ont ainsi bondi de 67 %, tout comme en mathématiques, où la fac s’illustre régulièrement dans les différents classements.

Même chahutée , Rennes 2 a su conserver son attractivité. « On sait que ça peut avoir un effet sur l’attractivité. Mais je pense modestement que nous l’avons plutôt bien géré. Seules trois demi-journées de cours ont dû être annulées », rappelle Olivier David. En 2006,  , la fac rennaise s’était distinguée par ses blocages répétés, qui avaient terni son image et fait baisser ses effectifs.



Dix ans plus tard, les deux universités ne cessent de séduire de nouveaux étudiants. Et c’est désormais . « Aujourd’hui, nous optimisons les locaux et les créneaux horaires, y compris le soir après 18h. Mais la gestion des flux risque de devenir problématique dans les années à venir », avance le président de Rennes 2 qui espère « un plan campus » comme Bordeaux, par exemple.

Priorité aux étudiants du coin

Dans certaines filières très demandées comme STAPS, droit ou Info-Com, les universités rennaises , en donnant priorité aux élèves issus du département ou de la région. « Cela peut créer des frustrations. Mais en termes d’équipements, d’enseignants et de locaux, on ne peut pas suivre », explique Olivier David.