Un été chaud comme la Breizh avec le kamasutra breton

LITTERATURE L’ouvrage imaginé par Christophe Lazé donne des idées pour cet été…

C.A.
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Extrait du Kamasutra breton dessiné par Christophe Lazé et édité par Coop Breizh.
Extrait du Kamasutra breton dessiné par Christophe Lazé et édité par Coop Breizh. — Christophe Lazé / Coop Breizh

Qui a dit que les Bretons étaient froids ? Alors que le mercure continue de grimper cette semaine, il est un petit ouvrage qui continue de se distinguer dans les librairies. Sorti il y a quelques semaines, le Kamasutra breton est devenu l’un des best-sellers dans la région, y compris sur les grandes plateformes de vente en ligne.

Imaginé par le dessinateur Christophe Lazé, l’ouvrage aborde les plus grands clichés régionaux de manière décalée : le phare du Petit-Minou, le dolmen, la galette-saucisse, l’oignon de Roscoff ou la fraise de Plougastel prennent alors une toute autre signification. « Au départ, c’était une blague avec Coop Breizh, un éditeur avec qui j’avais travaillé sur un dictionnaire jeunesse. L’idée a plu et j’ai été pris à mon propre piège », raconte Christophe Lazé.



Vendues dix euros, les 40 planches partent comme des petits pains depuis leur sortie. Il n’y est pourtant guère question de sexe, et encore moins de position à essayer avec son partenaire. « C’est un livre humoristique qui évoque la Bretagne, son histoire et son patrimoine. C’est surtout un livre cadeau un peu coquin ».

Un auteur baigné dans l’érotisme

Il faut dire que le dessinateur installé à Plougrescant, dans les Côtes d’Armor, est un habitué des parutions pour adultes. Depuis quinze ans, il est l’un des auteurs privilégiés du magazine érotique Union. « Pour moi, le plus dur avec ce Kamasutra, c’était de cacher les sexes. Je voulais être rigolo mais sans être vulgaire, que le livre puisse plaire à tout le monde », explique l’auteur, qui a commencé sa carrière chez Pif Gadget.

A voir le succès du premier tome, il est probable d’en voir un deuxième arriver l’été prochain. « Je pensais être à court d’idées, mais j’ai encore au moins 70 expressions bretonnes sous le coude ». Un exemple ? « En Avant Guingamp ».