Brest: Le premier téléphérique urbain de France prend forme

TRANSPORTS Une des deux cabines a été installée ce mercredi matin...

20 Minutes avec AFP

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La première cabine du téléphérique de Brest a été installée
La première cabine du téléphérique de Brest a été installée — F. Tanneau/ AFP

Celui-là, ce n’est pas pour faire du ski. La première cabine du téléphérique urbain de Brest, le premier d’une série en France, a été installée avec succès ce mercredi, sous un ciel maussade, avant une mise en service en octobre. La seconde télécabine devrait être montée la semaine prochaine.

« C’est le premier téléphérique (en France, ndlr) dans un contexte urbain, ça va être une sacrée vitrine pour les Brestois et pour toute la profession », a assuré Nicolas Chapuis, directeur général de la filiale française du constructeur suisse d’installations par câble Bartholet. Les deux cabines de ce téléphérique, intégré au réseau de transport en commun de l’agglomération, ont une surface au sol de 13 m2. Entièrement vitrées, elles pourront embarquer jusqu’à 60 personnes et fonctionner avec des vents soufflant jusqu’à près de 110 km/h.

Le téléphérique urbain à Brest
Le téléphérique urbain à Brest - F. Tanneau/ AFP

Un voyage de trois minutes

Les deux habitacles ne se croiseront pas l’un à côté de l’autre, mais l’un au-dessus de l’autre, à près de 70 mètres au-dessus de la base militaire navale de Brest. Le voyage, sur une distance de 460 mètres, ne durera pas plus de trois minutes.

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Pour franchir la Penfeld, le fleuve qui coupe la ville en deux et sur les rives duquel est installée la base militaire, les habitants ont actuellement le choix entre deux ponts, très utilisés aux heures de pointe. Le téléphérique permettra d’accéder depuis le centre-ville, sur la rive-gauche de la Penfeld, aux Capucins, ancien site industriel militaire de l’Arsenal en cours de réhabilitation. Le site, qui s’étend sur 16 hectares, comptera à terme des logements, des commerces, des bureaux et des sites culturels et de loisirs.

Moins cher qu’un pont

Le coût global du téléphérique est évalué à 19,1 millions d’euros (en incluant études et travaux d’infrastructures), alors que la construction d’un troisième pont aurait coûté entre 30 et 60 millions d’euros, selon l’agglomération. Pour la réalisation du téléphérique, cette dernière a retenu le projet porté par Bouygues Construction et Barthelot, groupe spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d’attraction.

A l’étranger, Rio de Janeiro, New York ou Alger ont déjà intégré un téléphérique à leur réseau de transport urbain. En France, il reste pour l’heure cantonné au tourisme, mais encouragé par la loi de 2009 issue du Grenelle de l’environnement. Il pourrait voir le jour dans plusieurs villes, dont Créteil et Toulouse.

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