Rennes: Deux agriculteurs condamnés pour des dégradations lors des manifestations

JUSTICE L'un d'entre eux était jugé pour des jets de pomme de terre...

C.A. avec AFP
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Le portail commun au conseil général et à la préfecture d'Ille-et-Vilaine a été détérioré lors de la manifestation des agriculteurs le 17 février 2016 à Rennes.
Le portail commun au conseil général et à la préfecture d'Ille-et-Vilaine a été détérioré lors de la manifestation des agriculteurs le 17 février 2016 à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Mercredi, deux agriculteurs ont été condamnés par le tribunal correctionnel pour des dégradations lors d’une manifestation qui s’était tenue à Rennes le 17 février. Dans un contexte de crise, les éleveurs avaient d’abord bloqué la rocade, avant de faire le siège de la préfecture.

Son tracteur sera restitué

Des dizaines de tracteurs avaient bloqué les entrées du conseil général et de la préfecture à Beauregard, occasionnant quelques dégradations. Mercredi, un éleveur de vaches laitières de 40 ans a été reconnu coupable de l’enfoncement de la grille du conseil général avec son tracteur. Ce dernier a nié avoir volontairement endommagé la grille et évoqué une « mauvaise manipulation du tracteur » lors du « déversement de la terre ». Il a été également condamné à payer 15.000 euros pour les dégâts occasionnés. Le tracteur, qui avait été mis sous scellés, va lui être restitué.

Des patates ont été lancées par des agriculteurs à Rennes. Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.
Des patates ont été lancées par des agriculteurs à Rennes. Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Lors de cette audience, un autre agriculteur était jugé. L’éleveur de porcs a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour « jet de pommes de terre » contre les CRS. Celui-ci n’a pas nié les faits.

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Le président du tribunal correctionnel de Rennes, Nicolas Léger-Larue de Tournemine, a estimé que le «droit à manifester était légitime » mais que « les violences et dégradations étaient inacceptables ».