La Bretagne a perdu la moitié de ses bars en 30 ans

CONSOMMATION A Rennes, un tiers des établissements a fermé...

Camille Allain

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La rue de la Soif de Rennes a longtemps été célèbre pour son nombre de bars.
La rue de la Soif de Rennes a longtemps été célèbre pour son nombre de bars. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

En 1987, la Bretagne comptait un peu moins de 7.000 débits de boissons. Un chiffre qui fait toujours aujourd’hui sa réputation. Mais force est de constater que près de 30 ans plus tard, il n’en reste que la moitié. D’après des données de l’Insee compilées par Le Télégramme dans une carte interactive, il restait en 2014 moins de 3.500 bars dans la région.

A voir la proportion de couleur rouge (signifiant une forte baisse du nombre d’établissements), toute la région est concernée. Rennes, sa capitale, n’échappe pas à la tendance. Alors qu’elle abirtait 254 bistrots en 1987, la préfecture d’Ille-et-Vilaine n’en comptait plus que 163 en 2014. Cela reste moins radical qu’à Brest où le nombre a été divisé par deux (de 328 à 154).

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Le centre Finistère est également durement touché comme à Scaër, qui abritait 34 cafés il y a trente ans, et n’en compte plus que onze. Seules les zones touristiques parviennent à tirer leur épingle du jeu. La jolie station balnéaire de Carnac a vu six établissements ouvrir depuis 1987 (de 14 à 20), tout comme Arzon, qui affiche un ratio de 5,7 bars pour 1.000 habitants.

La Bretagne n’est pas championne

L’an dernier à la même époque, Le Télégramme avait déjà bûché sur les statistiques des débits de boissons, révélant au passage que la Bretagne n’est pas la région de France qui possède le plus grand nombre de bars par habitant. Elle se classe quand même deuxième, derrière la Corse.