Rennes: Les routes bientôt connectées à votre voiture

TRANSPORTS Une expérimentation est lancée pour diffuser des informations dans les véhicules…

Camille Allain
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Illustration de la rocade de Rennes un matin de janvier 2015.
Illustration de la rocade de Rennes un matin de janvier 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

A l’époque de K2000, on rêvait tous de pouvoir parler à sa voiture, comme David Hasselhoff le faisait avec Kitt. Trente ans plus tard, le fantasme a évolué et l’on s’impatiente désormais de voir notre véhicule se conduire tout seul. En attendant de lâcher complètement le volant, on pourra bientôt obtenir des informations de sécurité en temps réel, grâce à l’installation de capteurs sur le bord des routes. Lancée au niveau national, l’expérimentation sera menée à Rennes et Saint-Brieuc dans les prochaines semaines.

Informés en temps réel d’un accident

Baptisé Scoop, le projet sera présenté ce vendredi, à l’occasion d’un grand colloque qui se tient à Rennes. « L’idée c’est de créer une connexion entre les usagers de la route et le gestionnaire des infrastructures, afin de diffuser des informations de sécurité routière », explique Guillaume Lavenir, coordonnateur du projet pour la DirOuest.

Illustration de l'intérieur d'une Citroën C4
Illustration de l'intérieur d'une Citroën C4 - EFE / SIPA

En clair, les automobilistes pourront être informés d’un accident, d’un ralentissement, d’une zone de travaux ou de l’intervention d’agents sur les voies. Les conducteurs pourront eux aussi signaler tout événement marquant. « On gagne du temps pour alerter les secours ou le gestionnaire du réseau et on peut espérer fluidifier le trafic », poursuit Katell Kerdudo, chef du service mobilité à la DirOuest.

PSA et Renault équipent 2.000 véhicules

Pour fonctionner, le système Scoop s’appuiera sur des capteurs installés au bord des routes, qui communiqueront par ondes radio avec les véhicules équipés. Retenus pour ce projet, PSA et Renault produiront chacun 1.000 Citroën C4 et Mégane équipés de ce système de communication au niveau national. Les premiers tests seront menés cet été. « Au 1er janvier 2017, nous aurons équipé l’axe entre Rennes et Saint-Brieuc et les rocades des deux villes, ainsi que la quatre voies vers Saint-Malo », assure Guillaume Lavenir. Six mois plus tard, les axes Rennes Nantes et Nantes Saint-Nazaire seront également dotés.

Pour le ministère du développement durable qui pilote le projet, l’intérêt sera surtout de gagner en temps de réaction. Car si dans un premier temps les automobilistes devront signaler manuellement la plupart des incidents, à terme, tout sera automatisé. « Le déclenchement de l’airbag signalera directement l’accident, le rythme de freinage d’un automobiliste indiquera les ralentissements. Les possibilités sont infinies », avant le membre de la DirOuest.

A terme, les gestionnaires des routes aimeraient aussi diffuser les informations de pollution de l’air ou les connexions proches avec les transports en commun « afin d’inciter à l’intermodalité ».

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter contact.scoop-ouest@developpement-durable.gouv.fr ou vous rendre sur le site du projet.