Rennes: Ultra-surveillée, la manifestation contre la loi Travail s'achève sans heurt

MANIFESTATION Près de 3.000 personnes ont défilé dans les rues de Rennes...

C.A.

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La manifestation contre la loi Travail a été particulièrement encadrée par les CRS. Ici, à Rennes le 28 juin 2016. Lancer le diaporama
La manifestation contre la loi Travail a été particulièrement encadrée par les CRS. Ici, à Rennes le 28 juin 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Alors qu'un retour au calme semblait se profiler dans les manifestations contre la loi Travail à Rennes, les nombreuses dégradations commises sur les banques et agences immobilières le 23 juin avaient agacé les syndicats. « Notre combat n’est pas là », expliquait la CGT. Ce mardi, les forces de sécurité de la CGT et de FO étaient donc particulièrement mobilisées pour éviter tout débordement.

Tout au long du parcours, qui évitait pour une fois le centre-ville, des cordons de syndicalistes ont encadré le défilé, notamment aux abords de la préfecture, lieu d’arrivée du cortège. Mais ce qui a impressionné, c’est la démonstration de force des CRS, présents en très grand nombre aux côtés des manifestants. « Les automobilistes que l’on croisait ont dû penser que c’était une manifestation de flics tellement ils étaient nombreux », lance en plaisantant une manifestante.

La manifestation contre la loi Travail a été particulièrement encadrée par les CRS. Ici, à Rennes le 28 juin 2016.
La manifestation contre la loi Travail a été particulièrement encadrée par les CRS. Ici, à Rennes le 28 juin 2016. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Encadrant le cortège comme jamais ils ne l’avaient fait jusqu’ici, les CRS n’ont pas eu à intervenir. Les quelque 3.000 manifestants (selon les syndicats) ont défilé dans le calme de la place de Bretagne à la préfecture Beauregard. « Nous avons démontré que nous étions responsables et que notre intérêt, c’est le retrait de la loi Travail », a lancé le secrétaire départemental de la CGT Loïc Morel. « Il faut continuer à se mobiliser. Tout le monde n’est pas en vacances », assure le leader syndical. La manifestation s’est dispersée vers 14h.

Les policiers ont tout de même procédé à trois interpellations. Deux jeunes manifestants ont été placés en garde à vue avant même le départ du cortège. L'un détenait du cannabis et l'autre transportait des projectiles dans son sac. Le troisième a mis le feu à un drapeau français devant la BAC. Il a été interpellé et s'est même brûlé les deux mains.