Notre-Dame-des-Landes: Pourquoi la Bretagne sera très intéressée par le vote de dimanche

AEROPORT Plusieurs collectivités souhaitaient être consultées…

C.A.
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Image de synthèse du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Image de synthèse du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. — ©JFA

Au moment de l’annonce de la tenue d’un vote sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, de nombreuses voix s’étaient élevées pour que la consultation soit étendue à la région Bretagne. Finalement, seule la Loire-Atlantique votera dimanche. Mais c’est bien toute la région voisine qui suivra de très près le résultat du vote. Voilà pourquoi.

Parce que la région devait financer le projet. Vingt-neuf millions d’euros. Ce devait être la contribution de la région pour aider à la construction de l’aéroport, dont le montant global est évalué entre 600 et 900 millions d’euros. C’est plus que le département de Loire-Atlantique, qui devait verser 23 millions d’euros et cela représente un quart de l’apport des collectivités.

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Parce que ses aéroports en dépendent. Situé à 80 km de Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport de Rennes Saint-Jacques sera évidemment très attentif au vote de dimanche. On voit mal comment deux équipements si proches pourraient cohabiter. Si Notre-Dame-des-Landes venait à se faire, « sans doute que ce serait la fin pour nous », confiait récemment à 20 Minutes un membre de la CCI, actionnaire à 50 % de l’équipement rennais. En attendant, l’aéroport continue de se développer et bat chaque année des records de fréquentation.

Parce que les élus y sont favorables. Que ce soit les socialistes d’Ille-et-Vilaine et du Finistère ou les Républicains des Côtes d’Armor et du Morbihan, de très nombreux élus de la région sont favorables au projet d’aéroport qui « doperait », selon eux, l’attractivité de la Bretagne et son accessibilité. Les groupes écologistes restent fermement opposés au projet ligérien.

Parce que la liaison ferroviaire en dépend. Si NDDL est un serpent de mer, la liaison ferroviaire entre Rennes et Nantes est là aussi un dossier ouvert depuis des années. Les deux métropoles sont déjà reliées par le rail, mais le service n’est clairement pas satisfaisant, obligeant les voyageurs à un détour par Redon. Plusieurs scénarios sont actuellement à l’étude pour relier directement les deux capitales. Mais rien ne se fera tant qu’une décision n’aura pas été prise concernant Notre-Dame-des-Landes..

Parce que les terres agricoles en dépendent. D’après un sondage, l’opposition au projet grandit à mesure que l’on se rapproche du futur lieu d’implantation. Les agriculteurs situés à proximité ont déjà fait part de leur inquiétude de voir leur environnement pollué et leurs terres grignotées par le projet d’aéroport.