Rennes: La Poste va fermer plus d’un tiers de ses bureaux

SOCIAL Les activités courrier et colis de sept bureaux seront transférés chez des commerçants…

Jérôme Gicquel
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Illustration bureau de Poste à Toulouse.
Illustration bureau de Poste à Toulouse. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Pour retirer un colis, affranchir un courrier ou acheter un carnet de timbres, il faudra bientôt se rendre dans une supérette ou un bureau de tabac. Dans les prochains mois, La Poste va en effet fermer sept bureaux (Hoche, Coëtlogon, Oberthür, Danton, Saint-Hélier, Rapatel et La Poterie) sur les 19 implantés à Rennes. Pour les remplacer, La Poste fera appel à des commerçants des environs qui seront labellisés Poste Relais.

Carte de la présence postale à Rennes.
Carte de la présence postale à Rennes. - La Poste

« Les clients retrouveront toutes les activités de courrier et de colis qu’ils effectuaient auparavant dans leur bureau de poste mais avec cette fois des plages horaires élargies, notamment le soir et le week-end », indique Frédéric Bonte, directeur régional adjoint du réseau La Poste Haute Bretagne. Les activités bancaires seront quant à elles transférées dans les 12 bureaux de poste qui resteront ouverts.

Pas de licenciement assure la direction

La direction de l’entreprise justifie ces fermetures « par une évolution des besoins de clients ». « Rien qu’à Rennes, le nombre de passage aux guichets a baissé de 12 % en deux ans », précise Vincent Dubly, en charge de la transformation du réseau à la direction régionale de La Poste. Déjà à l’œuvre dans les communes rurales, la transformation du réseau de La Poste n’entraînera pas de licenciement à Rennes assure la direction. « Les 17 personnes concernées par ces fermetures, dont 11 guichetiers, seront redéployées dans les autres bureaux de poste de la ville », précise Frédéric Bonte.

Pour les syndicats qui ont appris la nouvelle ce jeudi matin, cette décision est « un scandale ». « C’est une entorse directe au service public. La Poste devient de plus en plus low cost et ce n’est que la première vague », déplore Sébastien Toyer (FO), annonçant déjà des actions dans les prochaines semaines.