Rennes: La ville juge «irresponsable» d'avoir bloqué le nettoyage des rues

SOCIAL Des membres du syndicat Sud ont bloqué la sortie des balayeuses...

C.A.

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Les déchets se sont entassés dans le centre-ville de Rennes le 22 juin 2016, lors de la grève du service propreté.
Les déchets se sont entassés dans le centre-ville de Rennes le 22 juin 2016, lors de la grève du service propreté. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« Le droit de grève est incontournable. Mais ce qui s’est passé ce matin est illégal. L’action de blocage menée par le syndicat Sud est inacceptable et irresponsable ». Adjoint en charge de la sécurité et du personnel, Hubert Chardonnet était particulièrement remonté ce mercredi. La cause ? L’action menée tôt mercredi matin pour empêcher la sortie des agents de propreté et de leurs véhicules.

« C’est dégueulasse »

Au lendemain de la Fête de la musique et au lancement des soldes, l’absence de nettoyage s’est évidemment fait remarquer. « C’est dégueulasse. Franchement, on n’avait pas besoin de ça », lance une commerçante, remontée. « De très nombreux commerçants nous l’ont fait remarquer. Ils vivent déjà une période compliquée… Mais il y a aussi une question de sécurité qui se pose », embraye Hubert Chardonnet. Bloqués de 4h30 à 8h15, les engins n’ont pas pu nettoyer le verre cassé, par exemple. 

Pour afficher un meilleur visage de son centre-ville, la ville a fait appel à des sociétés de nettoyage privées « sur des lieux bien identifiés ». La municipalité a par ailleurs mis en garde le syndicat sur d’éventuelles actions de ce type. « Il ne faudrait pas que ça se renouvelle pour la grande braderie, sinon les choses se passeront mal », prévient Hubert Chardonnet.

Conflit sur le travail du dimanche

Le mouvement de grogne porté par le syndicat Sud porte sur les dimanches travaillés. Si les heures supplémentaires sont bien majorées, certains employés ne touchent pas de prime quand les heures du dimanche sont comprises dans le contrat de 35 heures. « Nous avons prévu une rencontre à ce sujet en septembre pour tout remettre à plat dans les services concernés. Les revendications sont légitimes et nous les avons prises en compte », explique Cyrille Morel, adjoint en charge de la propreté.