Bugaled Breizh: Dernier espoir pour les familles des victimes

JUSTICE La cour de cassation rendra sa décision mardi dans l’affaire du naufrage du chalutier…

C.A. avec AFP

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L'épave du chalutier Bugaled Breizh, le 13 juillet 2004
L'épave du chalutier Bugaled Breizh, le 13 juillet 2004 — Fred Tanneau AFP

C’est un peu le dernier espoir des proches des victimes du Bugaled Breizh. Douze ans après le naufrage du chalutier breton le 15 janvier 2004 au sud-ouest de l’Angleterre, la cour de cassation rendra ce mardi sa décision. Saisie par les familles après le non-lieu prononcé en appel à Rennes en 2015, la juridiction doit statuer sur la bonne application, ou non, du droit, et non sur la forme.


Lors de l’audience du 24 mai, l’avocat général s’était prononcé en faveur d’une confirmation du non-lieu, confirmant ainsi la thèse du naufrage. Les familles des cinq marins disparus sont, elles, persuadées que le chalutier a été coulé par un sous-marin qui se serait pris dans les filets du bateau de pêche. Ils accusent notamment le Turbulent, un sous-marin anglais qui était en exercice dans la zone.

Le secret défense bloque l’instruction

L’instruction, qui s’est toujours heurtée au secret défense, n’a jamais confirmé cette hypothèse, pourtant validée par de nombreux témoignages. « Il n’est pas possible qu’un bateau coule en 37 secondes à cause d’une voie d’eau. Tout ce qui a été prononcé, l’a été sans fondement. Les familles ne sont pas là pour obtenir des indemnisations. Elles attendent simplement la vérité pour pouvoir faire leur deuil », expliquait récemment Dominique Launay, président de l’association SOS Bugaled Breizh.

Une autre enquête en Angleterre

La décision de la cour de cassation porte les derniers espoirs de ne pas voir le dossier refermé. Une autre instruction judiciaire est ouverte en Angleterre, à Truro, dans les Cornouailles (sud-ouest). Cinq jours d’audience seraient prévus à l’automne, selon Dominique Tricaud, avocat du fils du mécanicien du Bugaled.