Rennes: Trois repreneurs potentiels pour la marque de lingerie Huit

ECONOMIE Le tribunal de commerce décidera du sort de l’entreprise à la fin du mois…

Jérôme Gicquel

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Capture d'écran du site de la marque de lingerie Huit.
Capture d'écran du site de la marque de lingerie Huit. — Capture d'écran Huit

Pour les 85 salariés de la marque de lingerie Huit, l’avenir est encore très flou. Début avril, l’entreprise rennaise avait été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Rennes. Propriété depuis mai 2012 du groupe japonais Wacoal qui cherche à s’en débarrasser, la marque a accusé l’an dernier un déficit de deux millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 6,2 millions d’euros.

Pas de quoi cependant effrayer des repreneurs potentiels puisque trois candidats seraient sur les rangs pour reprendre l’entreprise de lingerie, selon Ouest-France. La première émane du directeur actuel de l’usine de Chantepie où travaillent 65 personnes. Dans son offre, Jean-René Ferrer ne garderait que 18 salariés sur les 85 et supprimerait le site de Paris.

Le tribunal se penchera sur les offres le 29 juin

Le groupe Trendy Capital serait également sur les rangs pour racheter la marque Huit avec 35 emplois qui seraient sauvés. La dernière offre provient Pierre Stulzman qui propose dans son projet baptisé 8newwave de conserver tous les salariés jusqu’en septembre avant de lancer un plan de financement pour n’en garder que 65.

Le chef d’entreprise viendra d’ailleurs présenter son projet aux salariés lundi soir lors d’une réunion publique organisée à la Chambre des métiers et de l’artisanat. Les propositions de reprise de l’entreprise seront ensuite étudiées par le tribunal de commerce de Rennes le 29 juin.