#Moijeune: A Rennes, le créateur du slip du plombier a le sourire

AMBITION Adrien Hervé-Pélissier a créé son entreprise et vend des sous-vêtements…

Camille Allain

— 

Adrien Hervé-Pélissier a créé "Le sourire du plombier" dans son petit atelier à Rennes.
Adrien Hervé-Pélissier a créé "Le sourire du plombier" dans son petit atelier à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

A l’occasion de la parution de sa grande enquête sur la jeune génération, 20 Minutes est parti à la rencontre des jeunes qui font la société d’aujourd’hui. A Rennes, nous avons rencontré Adrien Hervé-Pélissier, jeune entrepreneur qui s’était fait remarquer pour avoir inventé un slip cachant le célèbre sourire du plombier.

« Une cinquantaine d’interviews »

C’était en octobre 2015. Adrien Hervé-Pélissier venait de fêter ses 24 ans et voyait son portable sonner toute la journée. Tout jeune entrepreneur, le Rennais a fait un joli buzz avec sa petite société Le Sourire du Plombier. Son produit phare ? Un boxer rehaussé d’un élastique cachant la raie des fesses, célèbre chez les ouvriers du BTP. « J’ai dû avoir une cinquantaine d’interviews en quelques jours. J’ai eu des articles en Belgique, au Canada, et même en Hongrie », raconte le jeune homme.

>> A lire aussi : «Etre entrepreneur, c'est être sportif de haut niveau», confie Raphaël Taieb

Le portable vissé à l’oreille, l’œil rivé sur sa boîte mail, le jeune homme a alors passé des journées à rallonge à préparer et envoyer ses commandes. « C’était la folie. Le record, je crois que c’est 6.000 euros de chiffre d’affaires en une journée ». Le boxer étant vendu 20 euros pièce, on vous laisse faire le calcul. « Je savais que j’avais une bonne idée, mais je ne pensais pas que ça marcherait autant ».

>> A lire aussi : Un job de rêve? Merci, mais non merci

Un premier salaire « à la fin du mois »

Le succès aidant, Adrien tient sa revanche sur les banques, qui avaient toutes hésité à lui prêter de l’argent. « J’étais jeune, je n’avais pas fait d’école de commerce et je n’avais pas de compte en banque rempli. Ce n’était pas gagné ». Depuis, la hype est un peu retombée et Adrien a retrouvé un rythme de vie plus normal. Il continue de préparer lui-même ses commandes quotidiennes et de gérer sa petite société entièrement seul. « Je vais pouvoir me verser mon premier salaire à la fin du mois », avoue-t-il.

>> A lire aussi : A 20 ans, il lance un média pour venir en aide à ceux dont on ne parle jamais

Depuis plusieurs semaines, il voit défiler sous ses fenêtres les cortèges de jeunes manifestants opposés à la loi Travail. « Je comprends les revendications. Mais quand j’entends que tous les patrons sont des connards, je souris. Moi je suis devenu patron, mais c’est surtout parce que je ne supporte pas l’autorité. Ça ne fait pas de moi un grand riche donneur de leçon », explique-t-il avec humour.

>> A lire aussi : Adrien Sergent, du savon de Marseille au «poussin» à Bercy

Toujours installé dans un petit bureau du centre-ville de Rennes, Adrien s’attaque maintenant au marché du B to B afin de distribuer ses sous-vêtements dans différentes enseignes. Quelques contacts à l’étranger lui laissent également espérer un bel avenir pour sa société.