Bernard Cazeneuve invite les journalistes victimes de violences à porter plainte

LOI TRAVAIL Des représentants du Club de la Presse de Bretagne ont été reçus place Beauvau lundi…

J.G. avec AFP

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Plusieurs journalistes ont été blessés jeudi 2 juin à Rennes lors d'une violente charge de la police.
Plusieurs journalistes ont été blessés jeudi 2 juin à Rennes lors d'une violente charge de la police. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Recevant des représentants des journalistes lundi après-midi place Beauvau pour faire le point sur les violences commises en marge des manifestations contre la loi Travail, Bernard Cazeneuve a invité les journalistes se considérant victimes de violences policières à porter plainte. « Bernard Cazeneuve a incité les confrères concernés par ce type de dysfonctionnement à porter plainte et assuré qu’il n’y aurait pas de lacunes dans le traitement de ces cas-là », a indiqué Xavier Debontride, coprésident du Club de la presse de Bretagne.

Cette rencontre fait suite aux débordements qui se sont déroulés jeudi dernier à Rennes. Lors d’une violente charge policière contre les manifestants, plusieurs journalistes avaient reçu des coups de matraque de la part des policiers. Le ministre a précisé qu’il allait « saisir l’IGPN », l’Inspection générale de la police nationale, à chaque fois qu’il aurait connaissance d’un "fait répréhensible", a expliqué Christophe Pauly, représentant de la CFDT.

Paris, Nantes et Rennes, les trois villes qui posent problème

Les syndicats de journalistes avaient dénoncé vendredi le traitement au cours des manifestations des journalistes, devenus selon eux des « cibles privilégiées » des forces de l’ordre. Le ministre a fait valoir que cette problématique était présente à Paris, Nantes et Rennes, trois villes « où il y a des casseurs ». Au cours de cette réunion qui aura duré près d’une heure trente, Bernard Cazeneuve a réitéré son engagement en faveur de la liberté de l’information et des garanties apportées au travail des journalistes.

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Le ministre a toutefois évoqué les manques d’effectifs dans les forces de l’ordre et les pressions auxquelles elles sont soumises en état d’urgence. Il a également abordé les difficultés qu’ont les policiers à identifier les journalistes couvrant les manifestations (avec ou sans carte de presse, militants ou pas). Depuis le début des manifestations contre la loi travail, quarante-huit enquêtes judiciaires ont été ouvertes par la « police des polices » après des accusations de violences policières en France, principalement à Paris et à Rennes.