Rennes : Le casse du siècle dans une imprimerie de billets avait tourné court

JUSTICE Les douze prévenus ont été condamnés à des peines de 18 mois avec sursis à 12 ans de prison ferme…

J.G. avec AFP

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L'entrée de l'imprimerie Oberthur Fiduciaire à Rennes, l'une des plus importantes imprimeries de billets de banque en Europe.
L'entrée de l'imprimerie Oberthur Fiduciaire à Rennes, l'une des plus importantes imprimeries de billets de banque en Europe. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Douze personnes comparaissaient depuis le 23 mai devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour un projet de casse du siècle finalement avorté. Composée de douze personnes, onze hommes et une femme âgés de 27 à 38 ans, l’équipe de braqueurs avait été démantelée en juin 2014 alors qu’elle préparait le braquage de l’imprimerie Oberthur Fiduciaire. Située dans la zone industrielle sud-est de Rennes, la société est l’une des plus importantes imprimeries de billets de banque d’Europe.

A l’issue de l’audience, les douze prévenus ont été condamnés à des peines allant de 18 mois avec sursis à 12 ans de prison. Dans le détail, deux prévenus ont écopé de 18 mois avec sursis, deux autres de deux ans ferme, deux autres de six ans, deux autres de sept ans. Un prévenu a été condamné à 8 ans, un autre à 10 ans et les deux derniers à 12 ans ferme. Les douze personnes ont également été condamnées à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à la société Oberthur Fiduciaire qui s’était constituée partie civile.

Un projet de braquage extrêmement bien préparé

C’est la police judiciaire de Grenoble qui avait découvert ce projet de braquage d’envergure en surveillant les allées et venues et les conversations téléphoniques d’un Grenoblois suspecté de trafic de drogue. Le 12 juin 2014, une vaste opération de perquisitions et d’interpellations avait été lancée. Elle avait permis la découverte d’un impressionnant arsenal d’armes (fusil d’assaut, pistolet automatique…), de munitions et de matériel.

Les prévenus, originaires de Rennes, Grenoble ou Paris, disposaient notamment de tenues de vigiles et matériels de police municipale, talkies-walkies et radios portatives, haches, marteau brise-vitre… Côté renseignements, ils s’étaient procuré des plans de l’imprimerie mais aussi une vidéo de l’intérieur des locaux prise par un ancien employé.