Rennes: La Marche des Fiertés interdite de centre historique

MANIFESTATION Les autorités ont demandé aux organisateurs de modifier le tracé…

C.A.

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La Marche des fiertés, ici en 2012 à Rennes.
La Marche des fiertés, ici en 2012 à Rennes. — Archives J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Les organisateurs n’en reviennent pas. Alors qu’ils préparent la Marche des Fiertés, prévue samedi 4 juin sur l’esplanade de Gaulle, les responsables du centre gay lesbien bi trans de Rennes (CGLBT) ont vu la préfecture lui demander d’éviter le centre historique et donc de modifier le tracé de leur défilé. En cause ? Les récents débordements qui ont émaillé la plupart des rassemblements contre la loi Travail.

« Cette décision est inacceptable. Elle procède d’une assimilation scandaleuse entre les participants à la Marche des Fiertés et des casseurs. Un tel amalgame démontre une profonde méconnaissance de notre événement, à la fois militant et festif », dénoncent les organisateurs dans un communiqué.

Fâchés, les responsables du CGLBT rennais annoncent même leur volonté de défiler dans le centre historique, malgré l’interdiction. « Rennes solidaire et créative est devenue Rennes autoritaire et craintive ! », taclent les organisateurs en référence au slogan de campagne de la maire socialiste Nathalie Appéré. « Nous invitons tout le monde à venir participer à la 23e Marche des Fiertés en passant par le centre-ville, afin de prouver notre détermination à garantir aux personnes LGBTI leur espace de revendication et de conquête de leurs droits humains ». 

La ville, de son côté, se défend de toute mauvaise intention. «La décision a été prise en réunion avec la préfecture et les organisateurs. C'est une simple question de maintien de l'ordre». Le défilé doit partir de l'esplanade de Gaulle pour rejoindre la place de Bretagne, puis République et l'avenue Janvier.

Chaque année, plus de 3.000 personnes participent à la Marche des Fiertés organisée à Rennes.

Peu après le début du conflit autour de la loi Travail, les manifestations ont été interdites dans le centre historique de Rennes, qui a subi des dégradations à plusieurs reprises.