France-Cameroun: Première sélection lundi pour Benoît Costil? Landry Chauvin n'y croit pas

FOOTBALL Le gardien du Stade Rennais va devoir encore patienter...

Jeremy Goujon

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Benoît Costil lors de l'arrivée de l'équipe de France à l'hippodrome de Vincennes, le 27 mai 2016.
Benoît Costil lors de l'arrivée de l'équipe de France à l'hippodrome de Vincennes, le 27 mai 2016. — I. Harsin / Sipa

Benoît Costil disputera-t-il un match à la Beaujoire, cette saison ? Absent pour cause de blessure lors de la victoire du Stade Rennais à Nantes (0-2), le 13 septembre 2015, le gardien dispose d’une autre opportunité avec le France-Cameroun programmé lundi en Loire-Atlantique (21 h).

Quand la raison l’emporte

Il y a quelques jours, il se murmurait que le portier du SRFC bénéficierait de temps de jeu en raison de la participation de Steve Mandanda à la finale de la Coupe de France, OM-PSG (21 mai). S’il venait à fouler la pelouse des Canaris, le Caennais débloquerait son compteur de sélections chez les Bleus, moins de deux ans après sa première convocation par Didier Deschamps.

Mais à écouter Landry Chauvin, joint ce dimanche par 20 Minutes, Costil n’a que peu de chances d’être aligné. « Il y a le côté affectif qui souhaite que Benoît fasse ce match-là, mais je vois mal Deschamps, qui a deux rencontres pour préparer l’Euro [l’équipe de France affrontera l’Écosse le 4 juin], ne pas mettre son gardien n°1 [Hugo Lloris] ou n°2 [Mandanda], alors que des automatismes sont à créer avec les défenseurs centraux », déclare le directeur de l’Académie Rouge et Noir, en référence aux nombreux forfaits dans ce secteur.

« À sa place [de DD], je ne ferai pas jouer Benoît », ajoute donc le technicien.

Déjà content d’être n°3

Voué à un rôle à la Lionel Charbonnier, qui n’avait eu droit à aucune minute durant la Coupe du monde 1998 (Bernard Lama, deuxième dans la hiérarchie des gardiens derrière Fabien Barthez, avait lui refusé de jouer contre le Danemark), Benoît Costil « n’aurait rien échangé contre ce statut de n°3 », assure cependant Chauvin. L’entraîneur côtoyait déjà l’intéressé de près à Sedan (2009-2011), où le vainqueur de l’Euro… U17 (en 2004) avait relancé sa carrière pour de bon.

« Il sortait d’une très bonne saison avec Vannes. En tout cas contre nous, il avait fait deux supers matchs ! À Sedan, c’était l’après-Patrick Regnault, gardien emblématique du club. Je vais voir mon président et lui dis : "On peut avoir Benoît Costil pour zéro". Il me répond : "Fonce !" C’est parti comme ça, puis il a enquillé les matchs, avant d’être élu meilleur gardien de Ligue 2 en 2011. » La suite, on la connaît.