EN IMAGES. Les manifestants ont encore tenté de bloquer la rocade de Rennes

MANIFESTATION Le cortège n'a pas défilé longtemps ce jeudi...

C.A.

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Un manifestant a été interpellé par la BAC au bord de la rocade. Ici lors de la manifestation contre la loi Travail, le 19 mai 2016 à Rennes. Lancer le diaporama
Un manifestant a été interpellé par la BAC au bord de la rocade. Ici lors de la manifestation contre la loi Travail, le 19 mai 2016 à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils avaient déjà tenté de bloquer la rocade mardi, lors du dernier rassemblement contre la loi Travail à Rennes. Ce jeudi, les manifestants ont retenté de paralyser le périphérique rennais à hauteur de Cleunay, non loin du barrage installé par des syndicats du transport.

Des débuts dans le calme

La manifestation avait débuté tranquillement sur l’esplanade de Gaulle, où les forces de l’ordre procédaient à des fouilles de sacs pour éviter tout débordement. Le cortège a ensuite pris la direction de la route de Lorient où une opération de blocage économique était menée par les syndicats de routiers.

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Après un face-à-face sans heurt, des manifestants ont tenté de bloquer la rocade en passant par l’arrière d’une zone résidentielle située près du Roazhon Park. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour chasser les manifestants avec des gaz lacrymogènes, dont une partie des fumées s’est dispersée jusqu’à l’école située juste derrière.

Un homme interpellé

Les forces de l’ordre ont ensuite dispersé les manifestants postés au bord de l’axe périphérique. Un homme a été interpellé. Plusieurs grenades lacrymogènes ont été lancées au pied du stade pour disperser la foule. Un petit groupe a alors réussi à rejoindre les routiers sur la rocade pour bloquer complètement la circulation.

Après dix minutes, les CRS ont chargé pour faire reculer les manifestants, dont une grosse partie de syndicalistes. Un jeune homme de 19 a alors été blessé à la tête par des coups de matraque. « Je ne pouvais pas reculer plus vite, il y avait du monde derrière moi, j’ai ramassé plusieurs coups », a-t-il déclaré, le visage ensanglanté et la dent cassée. La manifestation a ensuite regagné le centre-ville avant de se dissiper.

La police a recensé dix interpellations et cinq gardes à vue, pour jets de projectiles notamment.