Les bornes de validation des titres de transport ont été dégradées dans six stations ce matin à Rennes.
Les bornes de validation des titres de transport ont été dégradées dans six stations ce matin à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

FAITS DIVERS

Rennes: L’action de «sabotage» du métro était «préparée et organisée»

Dix-neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue ce jeudi matin…

Après les débordements de ces dernières semaines sur fond de contestation de la loi Travail, la tension ne faiblit toujours pas à Rennes. Ce jeudi matin vers 6h, 19 personnes ont été interpellées alors qu’elles dégradaient des stations de métro. Plusieurs bornes de validation des titres de transport ont ainsi été vandalisées avec de la mousse expansive dans six stations. « Cette action de sabotage du métro était extrêmement bien organisée, coordonnée et programmée », a indiqué ce jeudi midi lors d’un point presse Nicolas Jacquet, procureur de la République de Rennes.

Appartenant à la « mouvance ultra-gauche », le groupe était composé de 14 hommes et de 5 femmes âgés d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années. Ils étaient surveillés de près depuis plusieurs semaines par la direction départementale de la sécurité publique suite aux violences et aux dégradations commises en marge des manifestations contre la loi Travail à Rennes.

Elles encourent jusqu’à 7 ans d’emprisonnement

Le 12 mai dernier, une enquête a ainsi été ouverte pour association de malfaiteurs en vue de commettre des violences ou dégradations aggravées en bande organisée. « Nous avions des éléments qui indiquaient que le groupe allait s’en prendre au métro ce matin », a précisé Nicolas Jacquet.

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Prises en flagrant délit ce jeudi matin, les 19 personnes ont été placées en garde à vue pour une durée de 48 heures. « Elles ont toutes refusé de décliner leur identité et de se soumettre à la prise d’empreintes digitales », a indiqué le procureur de la République. Elles pourraient être déférées devant le parquet vendredi ou samedi. Elles encourent pour ces chefs d’accusation des peines d’emprisonnement de 7 ans maximum.