Rennes: A Sainte-Anne, les commerçants veulent un retour à la vie normale

MANIFESTATION De nombreuses manifestations ont perturbé la vie de la place...

C.A.

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Les forces de l'ordre encerclent la place Sainte-Anne le 3 mai lors d'une manifestation.
Les forces de l'ordre encerclent la place Sainte-Anne le 3 mai lors d'une manifestation. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Voilà plus de deux mois que Rennes est le théâtre de manifestations, parfois violentes, contrela loi Travail. Le rassemblement sauvage de vendredi et l’arrivée massive de policiers ont semble-t-il mis à mal la patience des habitants et commerçants. « Il y a de l’exaspération et je peux le comprendre », a concédé le tout nouveau préfet Christophe Mirmand, débarqué samedi. Sur les réseaux sociaux, les internautes sont très nombreux à s’indigner des dégradations commises. Une page Facebook « Rennes contre les casseurs » a même attiré plus de 5.000 personnes en quelques jours.

Sainte-Anne s’agace

Sur la place Sainte-Anne, c’est une autre initiative qui a germé. Sur les vitrines de quelques bistrots, on retrouve une affiche demandant « la fin de l’occupation militaire de la place Sainte-Anne et le réenchentement des lieux ». « On a tous les jours des CRS devant notre porte, qui nous demandent de ranger la terrasse en une minute. Avec les coups de matraque et les gaz, ce sont plutôt eux qui me font peur », témoigne un barman de la place. L’affiche, signée par plusieurs commerçants, a été rédigée avec certains anciens occupants de la salle de la Cité, évacuée vendredi.

Tous les commerçants ne sont pas du même avis, mais tous déplorent une nette baisse d’activité. « C’est de la connerie ça. Les policiers, ils ne me dérangent pas. On ne va pas les laisser tout casser », embraye un autre barman, un peu plus loin. Certains jours, son chiffre d’affaires a été divisé par deux.

A côté, les vitrines des banques ont été remplacées par des planches de bois, stigmates des précédents rassemblements. « Je ne sais pas si ce sont les flics ou les manifestants qui posent problème mais il faut que ça s’arrête. On ne travaille plus ! Déjà qu’avec les travaux du métro c’est dur… », poursuit un serveur.

Certains commerçants de la place Sainte-Anne à Rennes demandent à ce que les forces de l'ordre s'éloignent.
Certains commerçants de la place Sainte-Anne à Rennes demandent à ce que les forces de l'ordre s'éloignent. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Pour tenter de se refaire une image après un week-end très médiatique, la métropole a lancé sur les réseaux sociaux un hashtag #Rennesquonaime où les internautes ont partagé leurs souvenirs de la ville. Une initiative qui a aussi été détournée par des détracteurs qui ont ironisé sur la forte présence policière depuis des semaines. Le retour au calme se fait attendre dans la capitale bretonne.