Manifestations à Rennes: Les moyens policiers renforcés, les commerçants indemnisés

MANIFESTATION Le nouveau préfet a avancé son arrivée après les débordements…

C.A.

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La maire de Rennes Nathalie Appéré s'est exprimée après les violentes manifestations, ici le 14 mai 2016.
La maire de Rennes Nathalie Appéré s'est exprimée après les violentes manifestations, ici le 14 mai 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il ne devait arriver que lundi. Appelé en urgence par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le nouveau préfet de région Christophe Mirmand a finalement posé ses valises plus tôt que prévu à Rennes. Au lendemain de la manifestation sauvage ultra-violente, le nouveau préfet a assuré que les moyens déployés ce samedi pour le rassemblement contre les violences policières seraient maintenus.

« Nous disposons de moyens exceptionnels avec de nombreux renforts policiers. Ces effectifs seront maintenus et seront ce soir dans les rues de Rennes », a fait savoir Christophe Mirmand. Le préfet a également assuré que l’Etat prendrait en charge le coût des franchises versées aux assurances par les commerçants victimes de dégradations lors de la manifestation nocturne vendredi. « Un groupe de travail va être constitué pour évaluer le préjudice pour la ville et les commerçants depuis le début du conflit », a poursuivi le préfet.

« Rennes a été saccagée »

Egalement présente, la maire de Rennes Nathalie Appéré a de son côté expliqué avoir demandé à l’Etat « de procéder à des interpellations afin que les casseurs puissent être poursuivis et cessent de nuire ». « Rennes a été saccagée par des personnes dont le seul objectif était de détruire. Rennes s’est réveillée meurtrie mais déterminée à lutter contre ces casseurs », a-t-elle ajouté.

Vendredi soir, plusieurs centaines de personnes ont saccagé le centre historique de Rennes lors d’un rassemblement sauvage. Peu présentes, les forces de l’ordre n’ont guère pu intervenir. Le préfet de la zone de défensea d’ailleurs avoué que les moyens avaient été insuffisants. Samedi, de très nombreux policiers ont été mobilisés pour encadrer le rassemblement interdit « contre les violences policières ». Les manifestants ont été parqués sur l’esplanade de Gaulle.