« Rennes et Nantes n’ont pas vocation à devenir un champ de bataille » selon Cazeneuve

LOI TRAVAIL Le ministre de l’Intérieur a condamné les violences qui secouent les deux villes en marge des manifestations contre la loi Travail...

J.G. avec AFP

— 

Des heurts ont éclaté le 24 mars à Rennes en marge de la manifestation contre la loi Travail.
Des heurts ont éclaté le 24 mars à Rennes en marge de la manifestation contre la loi Travail. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

« Rennes et Nantes n’ont pas vocation à devenir un champ de bataille pour casseurs violents, animés par la haine de l’État et de la République ». C’est en ces termes que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a commenté ce vendredi la situation dans les deux villes, où des incidents violents ont régulièrement lieu en marge de la mobilisation contre la loi Travail.

Le ministre de l’Intérieur, qui inaugurait un commissariat dans la Loire est par ailleurs revenu sur l’interdiction d’une manifestation non déclarée contre « les violences policières » prévue samedi à Rennes. « Le préfet a pris un arrêté d’interdiction concernant une manifestation violente non déclarée mais annoncée demain par les mêmes groupes qui sont à l’origine des exactions d’hier », a souligné le ministre.

>> A lire aussi: La manifestation contre les violences policières interdite

« J’ai indiqué à la maire de Rennes que je mettrai à la disposition du préfet le renfort nécessaire de forces de l’ordre pour que toute infraction à cette interdiction de manifester donne lieu à interpellation et que les auteurs soient mis à disposition de l’autorité judiciaire », a-t-il complété.

« Déterminé à ce que les casseurs soient neutralisés »

Bernard Cazeneuve a également condamné le comportement des organisateurs de la manifestation qui a dégénéré jeudi à Nantes, où des heurts ont opposé manifestants et forces de l’ordre. « A Nantes, les organisations qui appelaient à la manifestation d’hier n’ont pas souhaité participer à la concertation préalable que les préfets organisent partout en France à ma demande, portant ainsi une part de responsabilité dans les violences et dégradations constatées (…) Si à Nantes une manifestation violente venait à être annoncée, elle ferait comme à Rennes, et pour les mêmes raisons, l’objet d’une interdiction préfectorale », a ajouté le ministre de l’Intérieur.

>> A lire aussi : Nantes: La manifestation dégénère, 19 interpellations

« Je suis déterminé à ce que les casseurs soient neutralisés », a-t-il insisté, ajoutant au sujet des violences qui pourraient être commises par « une minorité de policiers », que chacun se devait d’être « irréprochable dans la manière dont il agit ».