Rennes Volley 35: Une pétition lancée sur le Web pour que le club remonte en Ligue A

SPORT Battu en finale de Ligue B, le club bretillien est surtout victime d'un règlement ubuesque...

Jeremy Goujon

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Le capitaine rennais Gérald Hardy-Dessources, ici lors de la finale de Coupe de France 2016 perdue contre Ajaccio.
Le capitaine rennais Gérald Hardy-Dessources, ici lors de la finale de Coupe de France 2016 perdue contre Ajaccio. — J. Crosnier / FFVB

Ils ont survolé l’exercice dans le championnat de Ligue B, et pourtant, ils ne reverront pas (pour l’instant) l’échelon supérieur. Eux, ce sont les joueurs du Rennes Volley 35, grands perdants du week-end passé.

Alors que la montée unique se jouait sur un match sec, samedi au stade Pierre-de-Coubertin à Paris, les Bretilliens se sont inclinés face à Nice (2-3). Une issue cruelle au vu du déroulement de la phase régulière et des play-off : Rennes avait ainsi remporté 22 de ses 25 rencontres précédentes.

Une radio à l’origine de la fronde

Si les plus sévères disent (à raison ?) que les hommes de Nikola Matijasevic n’avaient qu’à triompher des Niçois, la pilule a du mal à être avalée. « On est dans le très, très dur », a avoué l’entraîneur du RV35 - en Ligue B depuis 2014 - sur les ondes de Radio Laser.

Mardi, la station guichenaise a lancé sur le Web une pétition, adressée au président de la LNV Jean-Paul Aloro et intitulée « Pour que le Rennes Volley 35 évolue en Ligue A la saison prochaine », afin de réparer ce qui s’apparente à une injustice. Jusqu’à cette saison, le premier de la saison régulière (en l’occurrence Rennes) était en effet assuré d’accéder à la Ligue A, en sus du vainqueur des play-off… lequel gagnait son ticket au terme d’une finale au meilleur de trois matchs (système en vigueur depuis 2010-2011).

La NBA transposée au volley

Mais la refonte du championnat, engendrée par la disparition de plusieurs clubs aux abois financièrement, est passée par là : huit équipes au lieu de 14, aucune relégation, pour un championnat découpé en trois phases aboutissant, curieusement, à une finale sur terrain neutre. Une année de transition (la Ligue B doit normalement passer à… 12 clubs en 2016-2017) qui faisait déjà jaser en septembre 2015, et pas qu’en Ille-et-Vilaine.

« Cette saison à huit équipes, c’est aux antipodes du sport professionnel, avait par exemple déclaré le coach de Cambrai, Cédric Dubois. Je crois même que c’est la première fois qu’il y a une ligue fermée en France, un peu à la manière de la NBA. Personne ne descend, tu joues peu et tu es déjà qualifié pour les play-off… »

Vers une accession sur tapis vert ?

Ayant dominé tous ses adversaires pour du beurre, le Rennes Volley 35 l’a donc mauvaise. À moins que la Ligue ne lui « offre » une remontée administrative, comme le révèle Nikola Matijasevic. « C’est possible. Plusieurs dirigeants de la LNV ont pris l’initiative de me le dire après la finale (!), afin de nous inciter à envoyer un dossier avec un budget prévisionnel de Ligue A. Il y a pas mal de chances que ça fonctionne, car beaucoup de clubs sont encore en difficulté. »

« J’ai bien conscience que la pétition ne fera pas forcément bouger les choses, reconnaît pour sa part Florian Le Bars, animateur à Radio Laser interrogé par 20 Minutes. Ça va être difficile pour les parents d’expliquer à leurs enfants venus cette saison à Colette-Besson, que Rennes n’est pas champion malgré toutes les claques mises aux équipes adverses… »