Bretagne: Il passe deux mois seul dans le phare maudit de Tévennec

PATRIMOINE Marc Pointud est revenu sur le continent jeudi...

20 Minutes avec agences

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Le phare de Tévennec dans la tempête, au large du Finistère.
Le phare de Tévennec dans la tempête, au large du Finistère. — Charles Marion

Il avait apporté de la nourriture, de l’eau potable et même un panneau solaire, pour avoir de l’électricité. Marc Pointud, ardent défenseur des phares, est revenu jeudi sur le continent après avoir passé deux mois, seul, dans celui de Tévennec, érigé sur un ilôt rocheux en pleine mer, au large du Finistère. Objectif de cette action : attirer l’attention sur l’urgence de la restauration de ces édifices.

« Tout est en mauvais état, mais le gros problème c’est le toit qui fuit », détaille le président de la Société nationale pour le patrimoine des phares et balises, précisant avoir été contacté par des mécènes potentiels. « L’eau passe dans les murs, qui sont pleins d’eau (…) Donc les poutres ont commencé à pourrir, les planchers pourrissent petit à petit. Le bâtiment s’en va si on ne fait rien », prévient l’homme de 64 ans, qui rêve de réhabiliter Tévennec pour en faire une résidence d’artistes.

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« Je n’ai vu personne. Pas de fantômes »

« C’est un endroit extraordinaire. C’est difficile d’y aller et d’en revenir. Mais une fois qu’on y est, c’est le paradis sur mer. » L’édifice, une maison d’une cinquantaine de mètres carrés dressée à 17 mètres au-dessus du niveau de la mer, n’était plus habité depuis 1910. Il s’agit de l’unique maison-phare construite en pleine mer en France. Un lieu que la légende dit hanté.

Pourtant, « je n’ai vu personne. Pas de fantômes, mais j’ai entendu des bruits trois-quatre nuits de suite », relate sérieusement Marc Pointud, assurant que ces bruits ont forcément une explication. En 35 ans, 23 gardiens se sont succédé sur Tévennec. Beaucoup ont démissionné, certains y sont morts et d’autres sont même devenus fous.