Stade Rennais: «Il n'y a pas à employer le mot "cocus"», répond Rolland Courbis à Laurent Nicollin

INTERVIEW L'entraîneur des Rouge et Noir a réagi aux propos tenus par le président délégué de Montpellier...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Rolland Courbis au temps des copains à Montpellier, ici représenté par son président Loulou Nicollin...
Rolland Courbis au temps des copains à Montpellier, ici représenté par son président Loulou Nicollin... — A. Robert / Aperçu / Sipa

Le (probable) retour de Christian Gourcuff, son possible duo avec l’entraîneur breton, son dîner avorté avec le président René Ruello… Autant de sujets sur lesquels Rolland Courbis ne s’épanchera (sans doute) qu’après la réception de Bastia, le 14 mai. Avant cela, il y a ce déplacement à Montpellier, samedi soir (21 h), que le coach du Stade Rennais a accepté d’évoquer (un peu) pour 20 Minutes.

Vous nous dites être fatigué par « beaucoup, beaucoup de choses ». Lesquelles exactement ?

Je ne pense à rien. On peut être fatigué de beaucoup de choses, point barre. J’ai la responsabilité de préparer les deux matchs à venir. Il y en a un de particulier du côté de Montpellier. Il y a neuf ans, je débarquais là-bas un 1er mai pour les aider à se sauver d’une descente en National. J’y ai de bons et de mauvais souvenirs, et je fais des efforts pour ne garder que les bons.

Ce sera « particulier » parce que vous vous savez attendu de pied ferme ?

Non, pas du tout. C’est particulier dans le sens où Montpellier a été mon club sur ces dernières années.

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Le président délégué du MHSC, Laurent Nicollin, n’a toujours pas digéré votre départ de décembre 2015, ni votre rebond à Rennes. Que lui répondez-vous ?

C’est son analyse, mais il n’y a pas à employer ce mot-là [le fils de Loulou Nicollin estime que son club a été « le cocu de l’histoire »]. On doit respecter le fait qu’un président veuille changer d’entraîneur, tout comme on doit respecter qu’un entraîneur puisse partir à la trêve, en laissant une équipe avec 22 points, dont 21 pris sur les douze dernières journées. Pour le reste, il n’y a pas à commenter quoi que ce soit.

Vous ciblez Lille comme principal concurrent dans la course à la 6e place. Mais Saint-Étienne (4e) ou Nice (5e) sont encore rattrapables, surtout au vu de leur calendrier respectif, non ?

Je ne pense pas. S’il y a une équipe qui peut être rattrapée, c’est Lille, en se faisant accrocher par Guingamp et en perdant à Saint-Étienne. Encore faut-il que nous gagnions nos deux derniers matchs, et pour ça, il va falloir faire tout le contraire de ce qu’on fait ces derniers temps.

Vous allez revenir à vos fondamentaux après avoir aligné un onze de départ très défensif à Paris (4-0) ?

Quel qu’ait été le résultat face au PSG, il n’aurait pas été le même, puisqu’il y a eu quelques mises au repos la semaine dernière.