Loi Travail: «Rennes est devenue la capitale de la violence», selon l'opposition

MANIFESTATION Plusieurs manifestations ont donné lieu à des affrontements…

C.A.

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Les forces de l'ordre viennent libérer un carrefour à Rennes, ici lors de la manifestation contre la loi Travail le 21 avril 2016.
Les forces de l'ordre viennent libérer un carrefour à Rennes, ici lors de la manifestation contre la loi Travail le 21 avril 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Depuis le début de la mobilisation contre la loi Travail, on a souvent vu revenir le nom de Rennes, Nantes et Paris au palmarès des villes théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants. La capitale bretonne a même fait les gros titres de la presse après la grave blessure à l’œil d’un étudiant de 20 ans le 28 avril.

La maire condamne les violences

Les élus de la droite et du centre entendent profiter du conseil municipal qui se tient ce lundi pour faire entendre leur voix. « Rennes est devenue la capitale de la violence. C’est toujours le même discours. On sait que ça va casser, ça casse, et on se dit choqués », dénonce Bertrand Plouvier, leader du groupe d’opposition Alternance 2020.

Plutôt discrète depuis le début des manifestations, la maire de Rennes Nathalie Appéré est apparueaux côtés du préfet jeudi dernier, après de nouvelles dégradations. « Je condamne fermement ces agissements commis par des casseurs radicaux. Il y a de l’exaspération et de la colère et je la comprends », avait réagi la maire.

« Appeler à l’aide »

Pour l’opposition, Nathalie Appéré « doit faire plus ». « On attend quoi ? Qu’il y ait un mort ? Il ne faut pas avoir peur d’appeler à l’aide. La maire doit profiter de son mandat de député pour interpeller le Gouvernement », poursuit Bertrand Plouvier.

Après avoir demandé « l’interdiction des manifestations », l’opposition souhaiterait aujourd’hui « une suspension du mouvement par les syndicats, afin d’isoler les casseurs ». Une idée évidemment contestée par les organisateurs des manifestations, qui espèrent au contraire poursuivre le mouvement dès mardi avec un nouveau défilé. Les débats s’annoncent animés au conseil municipal.