Des politiques en campagne contre l'usage du flash-ball

MANIFESTATION Un étudiant a été grièvement blessé à Rennes…

C.A. avec AFP

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Des manifestants face aux policiers rue Jean-Jaurès à Rennes, le 28 avril 2016 lors d'une manifestation contre la loi El Khomri.
Des manifestants face aux policiers rue Jean-Jaurès à Rennes, le 28 avril 2016 lors d'une manifestation contre la loi El Khomri. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La grave blessure d’un étudiant qui a perdu son œil jeudi après des affrontements avec les forces de l’ordre lors d’une manifestation à Rennes a fait ressurgir le débat autour de l’utilisation des flash-ball. Des politiques de gauche, dont Pierre Laurent, Aurélie Filipetti ou Daniel Cohn Bendit, et représentants du monde culturel, comme Etienne Balibar, Annie Ernaux ou Robert Guédiguian ont lancé dimanche un « appel contre l’usage des flash-balls et lanceurs de balles de défense » dans les manifestations.

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Ils notent que ces armes ont, selon l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), fait « en France, entre 2004 et 2015, 39 blessés graves et un mort », et rappellent que le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a recommandé en juillet dernier « d’interdire l’usage du flash-ball superpro dans un contexte de mobilisation ».

Mélenchon et Besancenot ont signé

Cet appel a été jusqu’alors signé entre autres, côté politiques, par Jean-Luc Mélenchon (PG), Olivier Besancenot (NPA), David Cormand (EELV), Noël Mamère, ou Danielle Simonnet (PG).

Le parquet de Rennes a saisi l’IGPN pour déterminer les circonstances dans laquelle le jeune étudiant a été blessé. Le jeune homme, inscrit à l’université Rennes 2, a perdu la vision de son œil gauche lors d’une charge des forces de l’ordre.