Loi Travail: Au moins 20 interpellations à Rennes et des blessés

MANIFESTATION Le préfet a dénoncé les violences des casseurs…

C.A.

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Un feu allumé esplanade de Gaulle à Rennes lors de la manifestation contre la loi Travail le 28 avril 2016.
Un feu allumé esplanade de Gaulle à Rennes lors de la manifestation contre la loi Travail le 28 avril 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Alors que des centaines de manifestants étaient toujours présents sur l’esplanade de Gaulle à Rennes, le préfet Patrick Strzoda a fait un point sur les heurts qui ont éclaté pendant la manifestation contrela loi Travail. A 17h45, 20 personnes avaient été interpellées en marge du cortège, principalement pour des jets de projectiles et des violences à l’encontre des forces de l’ordre.

Le préfet a également fait savoir que six policiers avaient été blessés lors du rassemblement de jeudi, dont trois pour des troubles auditifs. Les forces de l’ordre ont essuyé plusieurs tirs de bombes artisanales, notamment aux abords de la place de la République.

Le préfet a également fait savoir que « deux manifestants blessés » avaient été recensés. Les organisations étudiantes en ont, elles, dénombré 38, dont un étudiant de 20 ans, grièvement blessé à l’œil. « Rien ne prouve qu’il s’agit d’un tir de Flash-Ball. Une enquête va être ouverte pour faire la lumière sur cet incident », a poursuivi le préfet. Les tirs ont en fait été effectués par des lanceurs de balles de défense, petit frère du Flash-Ball.

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Les étudiants accusent de leur côté les forces de l’ordre d’avoir procédé à des tirs tendus alors que les manifestants reculaient. « Les CRS ne comprennent pas que les Flash-Ball ça se tire dans les jambes », critiquait un organisateur. « Le cortège des syndicats a suivi le tracé défini. D’autres se sont désolidarisés pour aller affronter les forces de l’ordre. Ce sont des casseurs qui étaient à cet endroit », assure le préfet Patrick Strzoda.

Si certains syndicats n’avaient pas suivi le mouvement rue Jean-Jaurès, les « casseurs » n’étaient pas les seuls présents sur la place de la République. Les policiers ont décidé de charger pour disperser certains individus qui s’en prenaient aux vitrines et décollaient les pavés. Le cortège a ensuite rejoint l’esplanade de Gaulle, où quelques heurts ont éclaté, avant un progressif retour au calme.