VIDEO. Ligue 1: Les cinq moments les plus cocasses des PSG-Stade Rennais

FOOTBALL Depuis 1994, il se passe toujours quelque chose lorsque les deux équipes s'affrontent...

Jeremy Goujon

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Salma Hayek et François-Henri Pinault avant le PSG-Rennes du 17 novembre 2012, au Parc des Princes.
Salma Hayek et François-Henri Pinault avant le PSG-Rennes du 17 novembre 2012, au Parc des Princes. — C. Steenkeste / Sipa

Prévue vendredi soir au Parc des Princes (20 h 30), l’affiche PSG-Rennes n’est jamais une rencontre comme les autres. La preuve en cinq épisodes.

  • Complètement à la ramasse

« Le petit Nicolas est demandé à l’accueil. » On ne parle pas de Sarkozy, mais du ramasseur de balles qui allait devenir, malgré lui, la star d’un soir, en ce 9 novembre 1994. Trop pressé à l’idée de rendre le cuir à Bernard Lama, le garçon entre sur le terrain, alors que le ballon n’est pas encore sorti de l’aire de jeu.

L’entorse au règlement débouche sur un entre-deux fatal aux Parisiens : Vincent Guérin dégage mal, et Jocelyn Gourvennec en profite pour tromper le gardien de l’équipe de France. Lequel offrira sa paire de gants au malheureux ramasseur, également bénéficiaire du ballon du match dédicacé par tous les joueurs de la capitale. On est toujours plus fair-play quand on gagne (Paris l’emportera 2-1)...

  • Merci Canal

Six ans plus tard (28 novembre 2000), le Stade Rennais s’impose pour la première fois de son histoire au Parc (0-1), grâce à un but de Cyril Chapuis. Un succès salvateur pour les Bretons, 15es au coup d’envoi, et leur coach Paul Le Guen, menacé de destitution après deux défaites consécutives.

Tandis que tombe l’une des pires notes pour un match retransmis sur Canal+ (moins de dix sur 20), la « patate de Pencran », casque sur les oreilles, apprend son maintien pendant l’interview d’après-match réalisée par la chaîne cryptée. Le Guen fait alors mine de ne pas comprendre. « Je vais aller à l’entraînement demain matin, mais je ne suis au courant de rien. J’ai envie de continuer. J’ai plaisir à entraîner, mais s’il faut partir, je partirai. » Il ne le fera qu’en mai 2001.

  • À leurs actes manqués

Pour sa dernière à domicile sur le banc parisien, le 20 mai 2003, Luis Fernandez met une fois de plus Ronaldinho remplaçant. Le « Gaúcho » finit quand même par entrer face au SRFC (0-0), non sans avoir au préalable serré la main de… Vahid Halilhodžić, l’entraîneur des Rouge et Noir. Sans doute une façon de se dire : « À tout de suite ». Trois semaines plus tard, « Coach Vahid » s’engage en effet officiellement en faveur du PSG.

Après Nico et Luis, il n'y a hélas pas eu de Vahid et Ronnie à Paris.
Après Nico et Luis, il n'y a hélas pas eu de Vahid et Ronnie à Paris. - G. Bouys / AFP

Mais le technicien bosnien n’aura jamais l’occasion de diriger le génie brésilien, bientôt à Barcelone. De quoi accentuer les remords d’Halilhodžić. « La seule fois où je me suis senti mal, c’est quand je n’ai pas accepté la proposition de M. Pinault de rester à Rennes, déclarait l’ancien buteur en 2011. En partant, j’ai trahi un homme qui m’avait accordé toute sa confiance. Je voulais aller dans un club plus ambitieux, alors [qu’on] me proposait un meilleur contrat. Et au bout d’un mois, il a fallu vendre Ronaldinho… »

  • Salma, what else ?

Le bijou de Romain Alessandrini, les arrêts improbables de Cheikh N’Diaye, la victoire (1-2) en double infériorité numérique… Tout ceci n’est rien comparé à la prestation XXL de Salma Hayek. Le 17 novembre 2012, l’actrice mexicaine, épouse de François-Henri Pinault, démontre à quel point son amour pour le Stade Rennais n’est pas feint. Après être descendue sur la pelouse pour communier avec le parcage visiteurs, elle revisite face caméra le combat de David contre Goliath. Du grand art.

  • De belles têtes de vainqueurs

Invisible durant la finale de Coupe de France face à Guingamp, quatre jours plus tôt, le SRFC trouve le moyen de s’imposer (encore) au Parc des Princes, le 7 mai 2014. Les hommes de Philippe Montanier assurent ainsi leur maintien, et gâchent la fête d’un PSG sacré champion avant même le début de la partie. Rennes, ou cet éternel ascenseur émotionnel…