Fusillade, explosions et otages: L’armée s'entraîne pour une vaste attaque terroriste

SECURITE L’exercice a débuté lundi dans huit départements français…

C.A.

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Des militaires au centre de commandement de l'état major mènent l'exercice Noroit. Cette simulation d'attaque terroriste est pilotée depuis Rennes.
Des militaires au centre de commandement de l'état major mènent l'exercice Noroit. Cette simulation d'attaque terroriste est pilotée depuis Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Depuis lundi, la cellule de crise a été activée. L’état-major des armées et les services de l’Etat planchent sur un important exercice d’attaque terroriste simulé dans l’Ouest de la France. Pilotée depuis Rennes, l’opération mobilise des dizaines de militaires et d’agents de l’Etat dans huit départements (Ille-et-Vilaine, Finistère, Calvados, Eure, Eure-et-Loir, Loiret, Loire-Atlantique et Seine-Maritime).

« Sur le terrain, on ne verra rien »

L’exercice débuté lundi doit se poursuivre jusqu’à jeudi mais restera invisible aux yeux des habitants. Cette simulation de menace terroriste vise à tester la réactivité des services en cas de crise. « Des crises, nous en gérons au quotidien, comme lors des grands épisodes de neige ou des manifestations contre Notre-Dame-des-Landes. Le but de l’exercice, c’est de faire travailler ensemble les commandements militaires et de l’Etat. Sur le terrain, on ne verra rien », explique le général Philippe Berne, de la zone de défense et de sécurité Ouest.

39 morts « simulés »

Le scénario de l’opération « Noroit » fait froid dans le dos. Alertés pour des intrusions dans des sémaphores et des attaques contre la force Sentinelle chargée du maintien de la sécurité dans le cadre de l’Etat d’urgence, l’armée et les services de l’Etat doivent se préparer à une crise d’ampleur.

Ce mercredi, une succession d’événements dramatiques a été simulée : fusillades aux Vieilles Charrues, dans les rues de Brest et dans la galerie Atlantis à Nantes, explosion sur un navire aux Fêtes maritimes, prises d’otages dans une école d’Evreux et sur un site protégé de Seine-Maritime, explosion sur la raffinerie de Donges et à la gare de Rennes, et bien d’autres tristes événements. « Nous exagérons pour pousser nos capacités au maximum », explique le préfet délégué de la zone de Défense ouest Patrick Dallennes.

Le bilan fictif de cet exercice est lourd : 39 morts, 42 blessés en urgence absolue et 119 en urgence relative. L’exercice, qui a mobilisé 350 personnes, prendra fin ce jeudi et devrait permettre aux différentes forces de l’ordre de mieux se coordonner en cas d’événement tragique.