Un blogueur ultranationaliste breton encore condamné pour des propos racistes

JUSTICE Un nouveau mandat d’arrêt a été émis à son encontre…

J.G. avec AFP

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Capture d'écran du compte Twitter de Boris Le Lay.
Capture d'écran du compte Twitter de Boris Le Lay. — Twitter

Déjà reconnu coupable de propos racistes à plusieurs reprises dans le passé, le blogueur ultranationaliste breton Boris Le Lay défraie encore la chronique. Lundi, le tribunal correctionnel de Quimper l’a condamné à deux ans de prison ferme pour incitation à la haine raciale.

Absent lors de l’audience, le blogueur, qui dit résider à l’étranger, était jugé pour un article paru en 2015 sur son site internet dans lequel il s’en prenait à une magistrate du parquet de Quimper en raison de ses origines supposées étrangères. Il réagissait dans cet article à une précédente condamnation à une peine de six mois ferme prononcée en mai 2015 par le tribunal correctionnel de Quimper pour des propos également jugés racistes qui visaient, en raison de la couleur de sa peau, un musicien d’un orchestre traditionnel breton. Un nouveau mandat d’arrêt a par ailleurs été émis à son encontre.

Le blogueur a réagi à sa condamnation sur les réseaux sociaux

Dans une vidéo d’une vingtaine de minutes postée sur son site, Boris Le Lay a réagi à cette nouvelle condamnation, jugeant qu’elle témoigne d’un « puissant renforcement de la répression en France ».

Boris Le Lay, qui, selon son compte Twitter, résiderait au Japon, a déjà été condamné à plusieurs autres reprises par la justice française pour incitation à la haine raciale, apologie de crime contre l’Humanité ou encore contestation de crime contre l’Humanité.