Rennes: Une marche silencieuse en hommage au videur égorgé vendredi

FAITS DIVERS Les proches de la victime et des agents de sécurité se sont rassemblés devant le bar où s’est produit le drame…

Jérôme Gicquel

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Le cortège composé de proches de la victime et d'agents de sécurité s'est recueilli devant le bar où s'est déroulé le drame.
Le cortège composé de proches de la victime et d'agents de sécurité s'est recueilli devant le bar où s'est déroulé le drame. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Une famille et une profession unies dans la douleur. Environ 300 personnes ont défilé en silence ce lundi après-midi dans les rues du centre-ville de Rennes pour rendre hommage à Saïd Boultif, le portier d’un bar de la rue Saint-Michel qui est mort égorgé vendredi soir devant l’entrée de l’établissement.

Parti de la place des Lices, le cortège, composé de proches de la victime, d’agents de sécurité et d’anonymes, s’est ensuite recueilli devant l’entrée du bar l’Aeternam où s’est déroulé le drame.

« Aujourd’hui, c’est le temps du deuil et de la douleur et nous tenions à être tous rassemblés pour apporter notre soutien à la famille de Saïd », indique Franck Macé, agent de sécurité à Rennes. « Mais demain viendra le temps des revendications et de la colère. Car Saïd n’est pas le premier agent de sécurité tué et ne sera pas le dernier. Tous les jours, des collègues se font agresser. Cela ne peut plus durer. Nous allons donc demander à être reçus par les autorités car nous avons des messages forts à leur transmettre », poursuit Franck Macé.

Le meurtrier présumé mis en examen et écroué

Dimanche après-midi, le parquet de Rennes a ouvert une information judiciaire pour assassinat. Agé de 27 ans, le meurtrier présumé a été mis en examen pour meurtre avec préméditation et écroué dans la soirée. Il s’était rendu de lui-même au commissariat quelques minutes après le drame.

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Décrit comme « perturbé psychologiquement par ses proches », il a indiqué lors de sa garde à vue « qu’il connaissait la victime et qu’il nourrissait un ressentiment à son égard sans en préciser les raisons », selon Nicolas Jacquet, procureur de la République de Rennes.