Rennes: Un pollinarium installé pour prévenir des allergies aux pollens

SANTE Des alertes sont envoyées par mail à chaque période de pollinisation…

Jérôme Gicquel
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Les espèces observées sont particulièrement allergisantes.
Les espèces observées sont particulièrement allergisantes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Véritable fléau pour de nombreuses personnes, les allergies aux pollens sont de retour avec l’arrivée du printemps. Pour prévenir des émissions de pollens allergisants et combattre le rhume des foins, la ville de Rennes a installé au-dessus du square Lucien Rose un pollinarium sentinelle, comme il en existe déjà à Nantes et Toulouse notamment.

Dans ce petit carré de nature, plusieurs espèces d’arbres et de plantes graminées et herbacées ont été plantées afin d’observer leurs périodes de pollinisation. « Ce sont des plantes que l’on retrouve tout autour de Rennes et qui sont particulièrement allergisantes comme le noisetier, le frêne ou les graminées de prairies », explique Bertrand Martin, de la direction des jardins à la ville de Rennes.

Prévenir à temps les personnes allergiques

Chaque jour, les jardiniers scrutent donc à la loupe les émissions de pollens de chaque espèce et transmettent ensuite les informations à un système baptisé Si-Pollin. En cas de pics de pollinisation, des alertes sont envoyées par mail aux habitants inscrits sur le site Alerte Pollens. « Cela permet ainsi de prévenir à temps les personnes allergiques afin qu’elles puissent prendre leur traitement avant l’apparition des premiers symptômes », souligne Françoise Luquiau, allergologue à Ancenis.

Véritable outil de santé publique, ce pollinarium sentinelle doit également permettre aux élus de réfléchir à la flore qui composera notre ville demain. « On va pouvoir observer comment les plantes évoluent face aux changements climatiques. Cela nous sera notamment utile pour décider des espèces qui seront plantées à l’avenir, notamment aux prairies Saint-Martin qui seront le futur poumon vert de la ville et pourront donc être source d’allergie », précise Daniel Guillotin, délégué à l’écologie urbaine à la ville de Rennes.