Bretagne: Les dégâts causés par les agriculteurs évalués à cinq millions d'euros

AGRICULTURE Le préfet a réévalué à la hausse la facture…

C.A. avec AFP

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Manifestation des agriculteurs à Rennes, ici le 17 février 2016.
Manifestation des agriculteurs à Rennes, ici le 17 février 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

On avait d’abord évoqué une facture de quatre millions d’euros. Mais quelques semaines après les dernières manifestations des agriculteurs, le préfet de région Bretagne Patrick Strzoda a revu ses estimations à la hausse. Les feux sur les routes, les barrages et les déversements de déchets auraient coûté environ cinq millions d’euros, a annoncé le préfet en marge d’une visite dans un centre de la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) à Pleumeleuc, près de Rennes.

De l’amiante au bord des routes

Au total, 2,5 millions d’euros ont été consacrés à la commande de nouvelles glissières de sécurité, la réfection des chaussées (400.000 euros), ou encore les panneaux de signalisation qu’il a fallu changer (70.000 euros). Il faut ajouter à cela 1,8 million pour l’enlèvement et le traitement des déchets. « Dans les déchets il y avait de l’amiante, des pneus, du fumier mais aussi des produits chimiques », a expliqué Frédéric Léchelon, directeur de la Diro.

Trois millions à la charge de l’Etat

Un mois après la dernière grande manifestation à Rennes, des tas de déchets sont encore visibles sur le bord des routes de ce département, où il y a eu le plus d’amiante et de produits chimiques déversés. « On les enlèvera avant l’été », a précisé le directeur. Sur ce total de cinq millions d’euros, 2,8 sont à la charge de l’État, les 2,2 autres millions à celle des collectivités.


Quant aux dégâts liés aux nombreuses manifestations contre la grande distribution, un chiffre sera disponible prochainement « de tout ce qui a été volé, de tout ce qui a été détruit dans les centres, et de tout ce qu’il a fallu détruire parce que ça a été souillé », a prévenu le préfet.

Notons au passage que si la colère semble s’être apaisée du côté des paysans, la crise qui secoue la profession n’a toujours pas été réglée.