Disparition de Céline à Saint-Malo: Nouvel appel à témoins quatre ans après

JUSTICE La jeune femme avait été retrouvée morte au pied des falaises...

C.A.

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Le portrait de Céline Giboire avait été placardé aux abords du parc des Corbières à Saint-Malo, où son corps sans vie avait été retrouvé.
Le portrait de Céline Giboire avait été placardé aux abords du parc des Corbières à Saint-Malo, où son corps sans vie avait été retrouvé. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

C’était il y a quatre ans. Le 28 février 2012, le corps sans vie de Céline Giboireétait retrouvé au pied des falaises du parc des Corbières à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). La jeune femme, sans histoire, avait quitté Rennes la veille pour une raison inconnue. Elle n’y est jamais revenue. Quatre ans après sa mort, le nouveau procureur de la République Nicolas Jacquet a décidé de relancer un appel à témoins, pour tenter de faire la lumière sur cette curieuse affaire.

Des éléments troublants

A l’arrêt depuis des mois, l’enquête a été relancée en début d’année et confiée à la section de recherches de la gendarmerie. Saisie des faits après la mort, la police avait, elle, conclu à un suicide. Une thèse que la famille de la jeune femme refuse de croire. Un enquêteur privé embauché par les proches de Céline a d’ailleurs révélé quelques détails troublants dans cette affaire. Pourquoi son corps a-t-il été retrouvé à 32 mètres du point d’impact ? Et ses papiers éparpillés dans une poubelle et des rochers loin de là ?

Pour faire la lumière sur ce drame, la section de recherches espère retrouver les personnes qui ont pu croiser la jeune femme de 16 ans ce jour-là. Cet appel à témoin « s’adresse aux automobilistes ayant vu ou pris cette jeune fille en auto-stop, mais également au jeune homme qui jouait du tam-tam près du parc ce jour-là, ou encore au jeune couple vu dans l’après-midi dans ce parc des Corbières », détaille la gendarmerie.

Traces d’une agression sexuelle

Les enquêteurs aimeraient pouvoir reconstituer l’itinéraire de la jeune femme, partie en auto-stop de Rennes. Les multiples appels à témoins diffusés depuis la mort n’ont jamais permis d’éclaircir les zones d’ombre.Des traces d’une agression sexuelle avaient été évoquées par les médecins légistes. Un nouveau numéro vert (08.00.00.29.37) a été mis en place ainsi qu’une adresse mail affaireceline@gendarmerie.interieur.gouv.fr pour tenter de faire la lumière sur cette affaire.