Rennes : Les halles centrales, futur temple de la gastronomie

CONSOMMATION La ville veut valoriser son marché quotidien et animer le lieu entre République et les Champs libres…

Camille Allain

— 

Les halles centrales de Rennes sont souvent fréquentées par des seniors et des familles du quartier.
Les halles centrales de Rennes sont souvent fréquentées par des seniors et des familles du quartier. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La réputation gourmande de Rennes doit beaucoup au marché des Lices. Chaque samedi matin, des milliers de curieux viennent arpenter les allées du marché et s’aventurer sous les halles odorantes de la place. Beaucoup en profitent pour prendre un café ou un demi dans les bars des environs, n’hésitant pas à sortir un saucisson, un morceau de pâté ou de fromage fraîchement acheté.

Particulièrement fière de ce rendez-vous hebdomadaire, la municipalité rennaise rêverait qu’une même dynamique naisse sous les halles centrales. Bordant le boulevard de la Liberté, le bâtiment construit au début du XXe siècle par Emmanuel Le Ray abrite 28 commerces de bouche réputés pour leur qualité. « Elles fonctionnent plutôt bien mais on peut faire mieux. Il faut réchauffer l’endroit, faire en sorte que ça devienne un lieu de vie, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », avance Marc Hervé, adjoint en charge du commerce à la ville de Rennes.

Une nocturne le vendredi soir ?

Dans le cadre de son plan commerce, la municipalité envisage plusieurs mesures pour attirer les habitants et les touristes sous les halles. « Nous réfléchissons à une nocturne, par exemple le vendredi soir, pour attirer une nouvelle génération », lance l’élu. « La fréquentation est stable mais elle pourrait être meilleure. Il nous faut créer une ambiance, animer le lieu avec des dégustations par exemple », estime Christophe Mauger, primeur et président de l’association de commerçants.

L'une des entrées des halles centrales de Rennes où un petit café restaurant a pu s'installer.
L'une des entrées des halles centrales de Rennes où un petit café restaurant a pu s'installer. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

L’an passé, un événement organisé avec l’association Les têtes de l’art avait réuni un millier de personnes. « Cela nous a fait connaître. Il faut que l’on donne envie aux gens qui habitent le quartier de venir nous voir, notamment aux jeunes », poursuit le représentant des commerçants. La ville aimerait y associer la Criée, l’espace d’art contemporain présent dans les halles, mais les relations ne semblent pas au beau fixe. « Il n’y a jamais personne. Il nous faudrait une structure qui attire du monde », tacle un commerçant.

Eclairer le bâtiment la nuit

Pour doper la fréquentation, les professionnels attendent notamment que les jolies halles soient mises en valeur et mieux indiquées. « On pourrait les éclairer la nuit, comme on le fait pour les bâtiments de la ville », propose Christophe Mauger. Tous aimeraient également voir un espace de convivialité ouvrir, afin de permettre aux clients de déguster ce qu’ils ont acheté sur place. « Ça fait un moment que l’on y pense. Des mange-debout, ce serait très bien », avance la responsable du traiteur.