Essai clinique à Rennes: Un professeur critique le laboratoire portugais Bial

SANTE Selon Le Canard Enchaîné, l'objectif du test est flou...

C.A.

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Illustration d'un essai clinique.
Illustration d'un essai clinique. — David Oxberry / Mood Bo / SIPA

Un peu moins de deux mois l’essai clinique qui a coûté la vie à un homme à Rennes, les doutes planent toujours autour du test de la molécule BIA 10-2474. Alors que la plupart des critiques étaient jusqu’ici adressées au centre de recherche rennais Biotrial, qui s'est toujours défendu, l’accusation porte cette fois-ci sur le laboratoire portugais Bial.

Des phénomènes paranormaux

Selon Le Canard Enchaîné, le professeur Marescaux, ancien responsable de l’unité neurovasculaire des hôpitaux de Strasbourg, aurait mené des recherches approfondies sur le laboratoire portugais, pour le compte de l’avocat de la famille de la victime.

Evoquant un défaut « d’objectif thérapeutique », le professeur s’en prend à la personnalité même du patron du laboratoire. Luis Portela est ici décrit comme « fasciné par les phénomènes paranormaux » et particulièrement intéressé par la parapsychologie, discipline qui s’intéresse aux phénomènes inexpliqués comme la télépathie.

La question soulevée est alors claire. Le test de la molécule BIA 10-2474 censée agir sur les cannabinoïdes avait-il vocation à fournir des arguments scientifiques à la parapsychologie? Sur le papier, le traitement était censé soulager la douleur et les anxiétés chez les malades. Les différentes enquêtes ouvertes après l'accident devront aussi se pencher sur la question de l’objectif.