Rennes: Le futur quartier d’affaires attend avec impatience l’arrivée de la LGV

ECONOMIE EuroRennes veut attirer des entreprises venues de l’extérieur…

Jérôme Gicquel
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Vue de l'intérieur de la future gare de Rennes, actuellement en rénovation.
Vue de l'intérieur de la future gare de Rennes, actuellement en rénovation. — AREP

Pour rejoindre Paris en train en seulement 1h27, il faudra attendre 2017. Mais à voir le nombre de chantiers en cours, le quartier de la gare n’a pas attendu la livraison de la LGV pour se métamorphoser.

L’enjeu est de taille pour la métropole qui a décidé d’y implanter son futur quartier d’affaires baptisé EuroRennes. D’ici 2020 et la mise en service de la seconde ligne de métro, le quartier de la gare accueillera 125.000 m2 de bureaux, 30.000 m2 de commerces et 1.400 logements.

« Avec tous ces grands projets pour lesquels nous allons investir plus de deux milliards d’euros, il y aura un avant et un après pour Rennes. Aucun territoire à l’échelle nationale ne va voir autant de projets aussi importants aboutir dans un délai aussi serré », a souligné Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, à l’occasion d’une rencontre de la Fnaim Entreprises 35 ce mardi matin.

« Il n’y aura pas d’effet LGV automatique »

Très dynamique au niveau démographique, la métropole rennaise va également devoir convaincre les chefs d’entreprises de venir s’implanter dans son futur quartier d’affaires. Et pour cela, il ne faudra pas compter seulement sur l’effet LGV.

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« On aura beau avoir une ligne LGV, si on ne fait rien, il ne se passera rien. Les effets durables n’interviendront que sur un temps long », prévient Nathalie Juston, directrice régionale de la SNCF Bretagne.

Les métropoles de Nantes et de Bordeaux s’affichent en rivales

Une mise en garde qui n’inquiète pas outre mesure Hervé Kermarrec, PDG de Kermarrec Habitation. « Il y a très peu de surface disponible et d’offre de qualité dans le centre-ville de Rennes. Je ne pense pas que l’on aura du mal à remplir les surfaces disponibles », assure-t-il. « Mais le projet ne sera réussi que si on arrive à attirer des entreprises de la région parisienne », poursuit Hervé Kermarrec, qui s’inquiète toutefois de la fourchette des prix proposés dans le quartier.

Vue de la façade nord de la future gare de Rennes.
Vue de la façade nord de la future gare de Rennes. - FGP TER Rennes Métropole

« On parle d’un prix du m2 à 200 ou 205 euros, ce qui reste une valeur haute ». Les prix seront donc plus chers qu’à Nantes ou à Bordeaux, deux villes en pleine métamorphose, qui comptent bien elles aussi attirer des chefs d’entreprises de la région parisienne. La concurrence entre les métropoles de l’Ouest s’annonce donc féroce dans les prochaines années.