FC Lorient: «Waris sait qu'il n'a pas eu une réaction adaptée», affirme le coach Sylvain Ripoll

INTERVIEW Avant le dernier derby de la saison contre Guingamp, l'entraîneur breton revient sur la mise à l'écart de son joueur...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

— 

L'entraîneur lorientais Sylvain Ripoll, lors du match face au PSG, le 3 février 2016.
L'entraîneur lorientais Sylvain Ripoll, lors du match face au PSG, le 3 février 2016. — P. Raphael / Sipa

Après la « déroute collective » à Nantes le week-end dernier (2-1), le FC Lorient possède une dernière chance de s’imposer cette saison dans un derby, avec la réception de Guingamp, samedi (20 h). Les Morbihannais pourront compter sur Majeed Waris, réintégré dans le groupe par l’entraîneur Sylvain Ripoll.

À douze journées de la fin, comment qualifiez-vous cette rencontre ?

D’importante, parce qu’on a besoin de prendre des points, parce qu’on sort d’un match raté à Nantes, et parce qu’il convient de s’imposer à la maison à ce moment du championnat.

L’équipe est en panne de résultats depuis janvier (une seule victoire en Ligue 1). Le parcours en Coupe de France peut-il expliquer ce déficit ?

Non, car on a l’effectif pour jouer sur les deux tableaux. N’oublions pas qu’on a joué Monaco, Rennes, Nice, le PSG, soit autant d’équipes considérées comme des grosses cylindrées du championnat. Bizarrement, on a fait des matchs plutôt aboutis en janvier, que ce soit à Rennes, à Nice, à Paris [le 3 février] ou pendant une mi-temps contre Monaco. On n’a pas su forcer la décision, mais dans le contenu, il y avait des choses intéressantes.

Certains ont tendance à valoriser leurs résultats dans les derbys. Que fait-on lorsqu’on échoue dans ce type de confrontations, comme c’est le cas - pour l’instant - pour Lorient ?

On ne minimise pas nos échecs. Ceci étant, on a fait beaucoup de matchs nuls [deux contre le Stade Rennais, un face à Guingamp et un autre face à Nantes]. Il faut mettre le curseur plus haut et faire en sorte que ça penche de notre côté. Il y a une forme de suprématie régionale qui est légitime, et qui reste dans un bon esprit.

Êtes-vous satisfait de l’apport de vos trois recrues du mercato d’hiver, à savoir Lindsay Rose, Jimmy Cabot et Yrondu Musavu-King ?

Ils ont montré sur ces premières semaines qu’ils étaient les joueurs qu’on attendait. Ce sont des joueurs à bon potentiel et avec une bonne mentalité. Ça, on y tenait. Ils sont venus compenser des départs, notamment celui de Lamine Koné, qui était une pièce importante de notre édifice. Et puis, notre capitaine, Wesley Lautoa, a vu la phase retour s’éloigner avec l’intervention qu’il a subie [opéré d’une pubalgie], même si son rétablissement va plus vite que prévu.

Si on vous pose la même question qu’à l’ex-président valenciennois Jean-Raymond Legrand, répondez-vous également que Majeed Waris n’est « pas du tout ingérable » ?

Je réponds la même chose. Il a beaucoup d’envie, mais il a parfois du mal à se canaliser. Contre Montpellier, j’ai jugé qu’il n’avait pas eu une réaction adaptée à l’esprit du collectif, et il le sait. Je n’ai pas trouvé son comportement « pitoyable », n’allons pas dans ces proportions-là. Mais même si on est déçu de sortir, on doit se ranger derrière l’intérêt de l’équipe. La parenthèse a duré une semaine, pour qu’il comprenne que ce n’est pas comme ça qu’on s’y prend pour exprimer sa déception.