Notre-Dame-des-Landes: L’Ille-et-Vilaine veut aussi être associée au référendum

AEROPORT Le président Jean-Luc Chenut estime que son département est lui aussi concerné par le projet…

Jérôme Gicquel

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Jean-Luc Chenut présidera le département au moins jusqu'en 2021.
Jean-Luc Chenut présidera le département au moins jusqu'en 2021. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Si les modalités du référendum local sur le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes ne seront connues que dans « un mois au plus » selon le Premier ministre Manuel Valls, les départements frontaliers de la Loire-Atlantique ont déjà un avis bien tranché sur la question.

Le Maine-et-Loire et le Morbihan ne veulent pas être exclus du référendum

Après le Morbihan, le Maine-et-Loire et la Vendée, c’est au tour de l’Ille-et-Vilaine d’élever la voix au sujet du périmètre géographique du référendum.

« Les habitants de l’Ille-et-Vilaine doivent eux aussi pouvoir s’exprimer sur un dossier qui les concerne très directement », a réagi Jean-Luc Chenut, président socialiste du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine. « Si la consultation annoncée doit aller à son terme pour fonder une décision au plus haut niveau de l’Etat, urgente désormais, il convient qu’elle soit conduite sur un périmètre en rapport avec les enjeux du dossier », poursuit l’élu.

« Un projet qui concerne la Bretagne et les Pays de la Loire »

Lundi, ses homologues du Morbihan et du Maine-et-Loire s’étaient déjà positionnés en faveur d’un référendum élargi à plusieurs départements. « Notre-Dame-des-Landes sera le grand aéroport international de l’Ouest de la France. Il ne concerne pas que la Loire-Atlantique. Le périmètre de ce référendum, s’il doit avoir lieu, ne peut donc pas être limité à la Loire-Atlantique. Ce serait incompréhensible, ça n’aurait aucun sens », a déclaré Christian Gillet (UDI), président du conseil départemental du Maine-et-Loire, interrogé par 20 Minutes.

« À l’évidence, le projet concerne la Bretagne et les Pays de La Loire. Et en Bretagne, au moins l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan fortement, une partie des Côtes-d’Armor aussi », a indiqué quelques heures plus tôt le président du Morbihan François Goulard (Les Républicains) dans les colonnes de Ouest-France.