Essai clinique à Rennes: Un premier rapport remis ce jeudi après le drame à Biotrial

SANTE Un homme est décédé lors d'un test mené au centre de recherche...

C.A. avec AFP

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La ministre de la Santé Marisol Touraine lors de sa venue au CHU de Rennes après l'accident lors d'un essai clinique au centre de recherche Biotrial.
La ministre de la Santé Marisol Touraine lors de sa venue au CHU de Rennes après l'accident lors d'un essai clinique au centre de recherche Biotrial. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

On devrait en savoir un peu plus ce jeudi sur les circonstances du drame qui s’était déroulé lors d’un essai clinique mené au centre de recherche Biotrial à Rennes. Ce jeudi, un premier rapport de la police sanitaire, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), doit être présenté par la ministre de la Santé.

Mené pour le compte du laboratoire portugais Bial, le test d’une molécule devant lutter contre l’anxiété et les douleurs avait conduit à la mort d’un homme de 49 ans, et à l’hospitalisation de cinq autres patients mi-janvier.

« Jamais connu d’accident de ce type »

Ce « rapport d’étape » porte sur « l’organisation, les moyens et les conditions de réalisation » de cet essai avec une molécule du laboratoire portugais Bial, selon le ministère. « Nous n’avons jamais connu en France d’accident de ce type », avait souligné la ministre en annonçant la semaine dernière la remise de ce « prérapport ». « A partir de là, nous regarderons si nous disposons d’éléments nous permettant de comprendre ce qui s’est passé », avait-elle ajouté.

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La ministre a également rappelé que les essais cliniques dits de phase 1, comme celui de Rennes, « sont ceux qui sont au tout début du parcours du test du médicament » et que « des précautions et des règles internationales encadrent ces essais ».

« Pour l’instant, nous n’avons pas identifié de faute. Nous n’avons observé aucun comportement qui ait pu être la cause de ce qui s’est produit », avait assuré le directeur général de Biotrial, François Peaucelle. Tous les volontaires hospitalisés sont rentrés chez eux, avait-il précisé, jugeant qu’il était « trop tôt pour parler de séquelles ».

Une enquête judiciaire, ainsi que les enquêtes sanitaires, sont toujours en cours.