Rennes: La police monte à bord des bus pour renforcer la sécurité

TRANSPORTS Une convention a été signée entre Keolis et la police municipale…

Camille Allain

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Illustration d'un bus du réseau Star à Rennes, le 3 février 2016.
Illustration d'un bus du réseau Star à Rennes, le 3 février 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Vous connaissiez les gilets jaunes, les gilets bleus, les contrôleurs ou les agents de sécurité d’entreprises privées. Dans les bus ou le métro rennais, vous pouvez désormais croiser la route de la police municipale. Keolis, l’exploitant du réseau Star, vient en effet de signer une convention avec la ville permettant aux agents de la police de grimper à bord. Objectif : renforcer la sécurité.

« Il faut savoir couvrir tout type de situation », explique le directeur de Keolis Rennes Laurent Senigou. Les problèmes d’alcoolisation ou les infractions doivent parfois être traités par la police. »

Des incidents en baisse

Après une année 2012 marquée par plusieurs agressions et un droit de retrait exercé en pleine journée, la situation semble s’être apaisée sur le réseau Star. « Sur les neuf premiers mois de 2015, nous constatons une baisse de 7 % des incidents (215 faits relevés) et même de 21 % des atteintes aux personnes », se félicite Jean-Jacques Bernard, vice-président en charge des transports à Rennes Métropole. A contrario, ce sont les atteintes aux biens qui progressent.

Aux commandes de son bus, Gilles ne voit pas d’un mauvais œil de transporter des policiers municipaux. « Les chiffres, je m’en méfie. Au quotidien en général, ça se passe bien. Mais il y a parfois de la tension et nous sommes obligés d’intervenir. Ce n’est pas notre rôle », explique-t-il.

La situation s’est-elle détériorée ces dernières années ? « Non, c’est stable. Mais il arrive que ce soit chaud, notamment les services de nuit. J’ai pris une gifle gratuitement il y a quelques semaines, en pleine journée ». En mars 2015, un chauffeur avait été menacé au pistolet.

Les soirées cartables dans le viseur

La signature de cette convention doit également permettre de lutter contre l’alcoolisation massive, et notamment lors des fameuses « soirées cartables » des lycéens qui fêtent leurs vacances.

« Nous avons un rôle de prévention. Faire la fête, ce n’est pas interdit, mais il faut savoir se maîtriser. Lorsque des mineurs commettent des infractions, nous relevons maintenant leur identité afin d’en avertir les parents. Mais la police peut également verbaliser si nécessaire », précise Hubert Chardonnet, adjoint à la sécurité à la ville de Rennes.

Policiers et gendarmes pourront être mobilisés pour s’assurer que les jeunes noctambules qui rentrent en transports en commun le fassent en sécurité.